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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

LE PRESIFLAN A RENIE TOUS SES ENGAGEMENTS : PIRE MENTEUR, C'est DIFFICILE !

LE PRESIFLAN A RENIE TOUS SES ENGAGEMENTS : PIRE MENTEUR, C'est DIFFICILE !

Trois ans après le “Moi président de la République…”, il ne reste plus qu’une litanie d’engagements non tenus qui illustre la faillite catastrophique de la gauche morale.Cela fait trois ans que François Hollande a été élu président de la République. Depuis, le nombre de chômeurs s’est accru de 1 million, la dette a augmenté de 250 milliards d’euros et la France a perdu une place au classement des nations. Mais au-delà de ce bilan intermédiaire, il y a les engagements non tenus de ce « président normal » qui promettait pourtant une « présidence exemplaire ». Comme en témoigne sa célèbre anaphore prononcée lors du débat du 2 mai 2012.

Moi président de la République, j’avais promis de ne pas être chef de la majorité. C’est pourtant moi qui ai nommé Harlem Désir Rue de Solferino, puis l’ai remplacé par Jean-Christophe Cambadélis. C’est moi, aujourd’hui, qui tente de faire en sorte que le congrès de Poitiers ne se transforme en pugilat. C’est donc moi qui ai amadoué Martine Aubry et fait venir les frondeurs à l’Élysée alors que je m’étais engagé à ne pas y recevoir de parlementaires.

Moi président de la République, je n’ai pas traité mon premier ministre de « collaborateur ». Mais chaque occasion m’est bonne pour l’humilier, l’empêcher de réformer le pays et le brider dans sa politique de lutte contre les communautarismes.

Moi président de la République, je n’ai peut-être pas participé à des collectes de fonds, mais j’ai fait la campagne des élections départementales sur fonds publics. Ce qui est bien plus grave. De même que l’ensemble de mes ministres.

Moi président de la République, j’avais promis de faire fonctionner la justice de manière indépendante. Et dire que certains m’ont cru… Alors qu’avec Christiane Taubira, j’ai instauré de fait une justice à deux vitesses avec un cabinet noir destiné à abattre tous les proches de mon prédécesseur.

Moi président de la République, je n’ai pas nommé les patrons de l’audiovisuel public, mais certains membres du Conseil supérieur de l’audiovisuel connaissaient, avant de se prononcer, mon choix. Et en nommant à la tête de cette instance l’ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin, j’ai gardé ce secteur sous mon contrôle.

Moi président de la République, comment ai-je pu dire que mon comportement serait à chaque instant exemplaire alors que j’ai ridiculisé ma fonction par mes escapades nocturnes à scooter puis en installant ma nouvelle compagne à l’Élysée et en faisant venir sa famille à La Lanterne aux frais du contribuable ?

Moi président de la République, j’avais promis de déférer aux convocations de la justice s’il le fallait. Pourtant, j’ai tout fait pour étouffer l’affaire de mon ancien chauffeur à qui je n’ai jamais fourni de contrat de travail ou la plainte de M. Kemlin sur ma fausse déclaration de patrimoine.

Moi président de la République, j’ai effectivement constitué un gouvernement paritaire. Ce qui me vaut d’être bien embarrassé par une ministre de l’Éducation nationale qui n’a absolument pas pris la mesure de son poste et prépare une réforme incompréhensible.

Moi président de la République, j’avais promis un code de déontologie pour les ministres qui n’existe toujours pas. Si bien qu’en trois ans, Jérôme Cahuzac a démissionné pour fraude fiscale, Thomas Thévenoud pour ne pas avoir payé ses impôts, Yamina Benguigui pour une fausse déclaration de patrimoine et Kader Arif pour une embêtante affaire de conflit d’intérêts.

Moi président de la République, j’avais dit que les ministres ne pourraient pas cumuler leur fonction avec un mandat local, mais j’ai procédé à de nombreuses exceptions, parce que cette règle est stupide et que je le savais en l’annonçant aux Français.

Moi président de la République, j’avais promis de respecter le dialogue social, mais j’ai toujours mis les partenaires sociaux devant le fait accompli.

Moi président de la République, je m’étais engagé à ce qu’il y ait un grand débat national sur la question énergétique. Mais j’ai naturellement fait fi de cette promesse et j’ai laissé la mère de mes enfants écrire une loi de transition énergétique sans aucune concertation.

Moi président de la République, je m’étais engagé à introduire la proportionnelle pour les législatives de 2017. Peut-être le ferai-je, non pas par conviction, mais pour m’assurer le soutien des Verts à la présidentielle.

Enfin, moi président de la République, je m’étais engagé à avoir de la hauteur de vue tout en ayant toujours le souci de la proximité avec les Français. Je suis aujourd’hui enfermé à l’Élysée. Car chacune de mes rencontres avec les Français se transforme en humiliation publique. Quant à la hauteur de vue, cela fait longtemps que je l’ai oubliée pour me concentrer sur ma réélection en 2017. Quitte à donner tort à Napoléon, qui disait : « Le mensonge n’est bon à rien, puisqu’il ne trompe qu’une fois. »

kerdrel@valmonde.fr@YdeKerdrel

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