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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

SARAH PALIN CONTRE OBAMA : vous en pensez quoi ?

Palin monte en puissance avant la présidentielle


À Washington, Sarah Palin parade avec les Rolling Thunder, une association de vétérans de l'armée.
À Washington, Sarah Palin parade avec les Rolling Thunder, une association de vétérans de l'armée. Crédits photo : MOLLY RILEY/REUTERS

Pas encore candidate, la «star» des Tea Party entame une tournée de la côte Est. 

Dimanche, au premier jour d'une tournée en bus qui va la conduire sur les lieux historiques de la côte Est, Sarah Palin a chevauché un deux-roues rutilant au milieu des centaines de milliers de motards du Tonnerre roulant (Rolling Thunder), une association de vétérans qui, depuis 1988, défile sur le Mall de Washington pour attirer l'attention sur le sort des soldats qui rentrent du front.

L'initiative, destinée à démontrer sa fibre patriotique, a été diversement appréciée chez les «vets». L'un des organisateurs, Ted Shpak, a même parlé de «diversion» par rapport à leurs objectifs.


Mais cette apparition inattendue de la diva du mouvement conservateur Tea Party a relancé les spéculations sur son éventuelle candidature aux primaires républicaines. Le petit monde politique de Washington avait presque fini par enterrer «Sarah», jugeant qu'elle était très satisfaite de son juteux statut de «star» médiatico-politique et de commentatrice de la chaîne Fox News.

 

La direction du Parti républicain paraissait presque soulagée de la marginalisation de cet électron libre, qui attire la presse comme un aimant mais représente un électorat conservateur sans doute trop à droite pour rallier le centre - donc le pays - sous sa bannière dans une élection générale.


Mais, avec ce nouveau périple, les théories sur une non-candidature semblent fragilisées. Sarah Palin devrait profiter de sa tournée des lieux de mémoire américains pour reparler de «l'exceptionnalisme américain», thème qui lui est cher. Il est prévu qu'elle aille à Gettysburg, en Pennsylvanie, où se joua le sort de la guerre civile. Le New Hampshire, État clé de la bataille des primaires, qui fait partie des étapes, attise les rumeurs. Le fait que Palin ait acheté une maison de 1,7 million de dollars à Scottsdale, en Arizona, concourt à faire penser qu'elle pourrait faire de cet État stratégiquement situé son QG de campagne.

Certains journaux citent la très prochaine sortie d'un film sur son mandat de gouverneur de l'Alaska, réalisé par le cinéaste conservateur Steve Bannon, qui a déjà produit une trilogie de propagande sur les Tea Party.

Tourbillon médiatique 

D'après les sondages, Sarah Palin est soutenue par 25 % des Américains, tandis que 53 % la voient sous un jour défavo­rable. Des chiffres qui montrent combien sa personnalité divise.

Il n'en reste pas moins que son apparition dans la course bouleverserait la donne, venant mettre du sel dans une course républicaine pour l'instant poussive.

Privés de la participation de plusieurs poids lourds, comme le gouverneur du New Jersey, Chris Christie, ou celui de l'Indiana, Mitch Daniels, qui ont renoncé, les électeurs républicains ont pour l'instant le choix entre l'ancien gouverneur du Massachusetts, Mitt Romney, riche homme d'affaires qui avait échoué en 2008, l'ex-gouverneur du Minnesota, Tim Pawlenty, peu connu et sans grand charisme, et Jon Hunstman, ancien ambassadeur en Chine, séduisant mais peut-être trop «raisonnable» pour plaire à la base républicaine, relève Elaine Kamarck dans le Washington Post.


Si Palin se présente, ces candidats risquent de se retrouver «avalés» par le tourbillon médiatique qu'elle seule semble capable de soulever, observe la commentatrice Christiane Amanpour sur CNN. Beaucoup parient qu'elle arracherait la nomination du «Grand Old Party» mais serait battue par un Obama toujours populaire et pouvant brandir l'élimination de Ben Laden comme un succès majeur.

D'autres invitent à la prudence, insistant sur la crise qui fragilise le président sortant, comme elle avait fragilisé en 1992 George Bush père, pourtant grand vainqueur de la guerre du Golfe, ouvrant la porte du pouvoir à Bill Clinton. Un scénario que Palin ne peut pas ne pas avoir en tête, même si, elle, se réclame de Reagan.


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