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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

"ZERO" RECONNAIT QU'IL A PEUT-ETRE TROP ANTICIPE LA DECISION DES SAGES

   

Les députés UMP se sont dits «stupéfaits» mercredi de l'annonce par Jean-Marc Ayrault de l'annulation de la loi sur le logement social par le Conseil constitutionnel, avant même que la décision soit annoncée par les Sages. «J'ai peut-être trop anticipé», a répondu Jean-Marc Ayrault.

Les députés UMP se sont dits «stupéfaits» mercredi de l'annonce par Jean-Marc Ayrault de l'annulation de la loi sur le logement social par le Conseil constitutionnel, avant même que la décision soit annoncée par les Sages. «J'ai peut-être trop anticipé», a répondu Jean-Marc Ayrault. | AFP / Alain Jocard

«Vous avez parfaitement raison, je me suis peut-être trompé, j'ai peut-être trop anticipé.» Quelques heures après avoir annoncé à la hâte la décision du Conseil constitutionnel d'annuler la loi sur le logement social, Jean-Marc Ayrault a presque fait amende honorable à l' ce mercredi.

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Quelle bande d'amateurs tout de même, par qui la France est gouvernée ? Que des incapables !

 
Interpellé lors des questions au par le député UMP Marc Le Fur qui dénonçait le «couac» de la matinée, le Premier ministre s'est tourné vers l'opposition : «J'ai peut-être anticipé une éventuelle annulation du Conseil consitutionnel, mais elle n'a pas été décidée, vous avez parfaitement raison. Je me suis peut-être trompé, j'ai peut-être trop anticipé.» «Peut-être que le Conseil constitutionnel par sa décision rendue cet après-midi nous annoncera une bonne nouvelle...», a-t-il ajouté.

Loin toutefois de se repentir, le Premier ministre a poursuivi sur un ton offensif, accusant l'UMP, qui a saisi le Conseil constitutionnel,  d'avoir combattu «non pas la forme» mais le contenu du texte, dont l'obligation pour les communes de construire des logements sociaux. «Si le Conseil constitutionnel annulait cette loi, le gouvernement présentera une nouvelle loi et elle sera appliquée partout, à Neuilly et ailleurs», a-t-il averti.
 
Hollande recadre Ayrault

Conscient de la bourde, François Hollande aurait remonté les bretelles de Jean-Marc Ayrault à la sortie du conseil des ministres, croit savoir le JDD : «Ce n'est pas à toi de le dire. Tu es Premier ministre. Le Conseil constitutionnel est une autorité indépendante», aurait lancé le Président de la République, selon un conseiller. Un recadrage démenti par l'Elysée. La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a admis «un défaut dans la procédure». Cécile Duflot, initiatrice du projet de loi, a quant à elle décidé de ne s'exprimer que lorsque la décision du Conseil constitutionnel serait tombée.

Matignon a publié un communiqué en forme de mea-culpa : «Le Premier ministre a évoqué ce matin l'hypothèse de l'annulation de la loi relative au logement par le Conseil constitutionnel pour un motif de procédure. Ses propos ne sauraient être interprétés comme l'annonce d'une décision qui n'interviendra que cet après-midi», ont indiqué ses services, insistant sur «le respect» de M. Ayrault «pour l'indépendance des juridictions».

Parallèlement, l'entourage du Premier ministre avait expliqué que «dans les faits, le risque d'annulation est anticipé partout depuis plusieurs jours, notamment dans la presse. [...] Il est vraisemblable que le Conseil constitutionnel censure». Et si la loi était effectivement invalidée, un nouveau texte sera bel et bien présenté le 14 novembre en Conseil des ministres et le 20 novembre à l'Assemblée nationale.

Un Sage s'indigne : «Nous n'avons pas statué !»

Prenant connaissance des propos de Jean-Marc Ayrault sur France Inter, un Sage du Conseil confiait au Figaro.fr son étonnement : «Nous n'avons pas statué! Nous examinons le texte cet après-midi. Mais si le gouvernement est persuadé que sa loi n'est pas bonne…» «C'est ridicule», a commenté un membre du Conseil, tandis qu'un autre a lâché : «Ils se prennent les pieds dans le tapis».

Le Conseil constitutionnel doit rendre dans la journée sa décision, après avoir été saisi d'un recours des parlementaires UMP et centristes sur la loi sur le logement social adoptée par l'Assemblée nationale. Les requérants arguent du non respect de la procédure législative, notamment d'un délai insuffisant à leurs yeux pour l'examen du texte au Parlement.

Réactions en chaîne à droite, entre indignation et ironie


Les réactions à la boulette de Jean-Marc Ayrault se sont multipliées. Dans un communiqué, les sénateurs UMP se sont indignés : «Comment peut-il annoncer une décision qui n'a pas encore été prise?» Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a estimé que cette gaffe témoignait de «l'affolement général à Matignon».

Sur Twitter, plusieurs personnalités de l'opposition ont dénoncé le cafouillage. «Un premier ministre annonçant la censure de la loi logement social alors que le conseil constit n'a pas statué: on nage en plein amateurisme», a ironisé la députée UMP Nathalie Kosciusko-Morizet. Même ironie pour l'ancien ministre Laurent Wauquiez : «Bonjour l'Etat de droit». «Quel gouvernement de bricoleurs !» a renchéri le député-maire de Nice Christian Estrosi.

L'ancien président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer a qualifié de «véritable camouflet pour le gouvernement» l'annulation «rarissime» de la totalité d'un texte et considéré que l'annonce de la décision par le Premier ministre «bafoue l'indépendance du Conseil constitutionnel».

Le Front national est aussi monté au créneau. «Amateurisme est le meilleur terme pour désigner l'action du gouvernement», a réagi le vice-président du FN, Florian Philippot. «En témoigne le cafouillage indigne qui entoure la loi sur le logement social. [...] En proie à une crise d'une violence rarement égalée, la France n'a pas besoin d'un gouvernement de cafouilleurs, d'apprentis ministres et de mauvais communicants», a-t-il ajouté.

LeParisien.fr

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