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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

WAUQUIEZ : LE PS PREPARE UN COUP D'ASSOMMOIR FISCAL

 

Laurent Wauquiez.
Laurent Wauquiez. Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

INTERVIEW - Pour le ministre de la Recherche, François Hollande veut faire payer une augmentation des dépenses par les classes moyennes.

LE FIGARO. - Le sommet social de mercredi va-t-il changer de nature après la perte du triple A?

Laurent WAUQUIEZ. - Rappelons que la France garde son triple A pour deux agences sur trois. Je déplore que certains aient hurlé avec les loups, ces derniers jours, en sacrifiant les intérêts du pays aux arrière-pensées politiciennes. En période de crise, il faut de la hauteur de vue et du sang-froid. François Hollande manque de l'un comme de l'autre. Or, le contexte actuel valide totalement le choix du président. Ce sommet est plus légitime que jamais. La campagne électorale ne peut pas servir d'alibi pour repousser les décisions dont la France a besoin. L'objectif de ce sommet est de faire que notre pays redevienne compétitif et plus fortement créateur d'emplois.


Diriez-vous, comme Bruno Le Maire, qu'il y a eu des «échecs» au cours
du quinquennat?

Je dirais surtout que, dans une des périodes les plus difficiles de notre histoire, l'action du président a permis de protéger les classes moyennes. Notre pays, contrairement à ses voisins, n'a pas connu l'augmentation massive des impôts, la baisse des retraites, la diminution des salaires. Après, comme dans tout quinquennat, il y a eu des choses réussies et des choses moins réussies.


Les classes moyennes sont-elles aujourd'hui plus menacées que d'autres?

Oui, et sur ce sujet il y a une profonde différence entre l'approche de Nicolas Sarkozy - faire des économies, restaurer la compétitivité et protéger les classes moyennes - et celle de François Hollande - augmenter les dépenses et les faire payer par une saignée fiscale sur les classes moyennes. Dans le programme du PS, il y a un plan caché que je dénonce.


Lequel?

Le financement de plus de dépenses par une augmentation massive de la fiscalité sur les classes moyennes. Ce serait un coup d'assommoir fiscal tel que nous n'en avons jamais connu depuis trente ans. Le remplacement du quotient familial par un crédit d'impôt n'est que la partie émergée de l'iceberg. Le PS propose aussi le remplacement de la taxe d'habitation par un impôt local en fonction du revenu ; l'augmentation de l'imposition sur les droits de succession. Derrière la suppression de cinquante milliards issus de niches fiscales se cachent des réalités précises: refiscaliser les emplois à domicile, supprimer le prêt à taux zéro et la défiscalisation des heures supplémentaires, qui peut représenter une perte allant jusqu'à 500 euros pour un salarié.

Neuf millions de familles seraient perdantes. Dans les collectivités locales et au Sénat, on a en réduction ce que serait le programme du PS. Ainsi, en Corrèze, le département de François Hollande, en quatre ans seulement, il y a eu une augmentation des dépenses de fonctionnement de 30 % et une hausse de la dette de 40 %! Du coup, il a augmenté les impôts, plus 10 % cette année sur le foncier, et ce sont les classes moyennes qui perdent.


Les classes moyennes semblent tentées de voter pour Marine Le Pen. Comment y répondre?

Dans une période troublée, les aventures comme celle que propose Marine Le Pen pourraient conduire à une très forte déstabilisation du pays. Et ce sont encore les classes moyennes qui paieraient l'addition. La proposition la plus dangereuse serait une sortie de l'euro. Sortir de l'euro pour revenir au franc, ce serait quitter un bateau qu'avec les Allemands on arrive à tenir dans la tempête, pour monter à bord d'un canot de sauvetage où l'on serait seul, ballotté au gré des ­vagues. Le franc vaudrait au minimum 30 % de moins que l'euro. Les classes moyennes perdraient brutalement 30 % de leur épargne. Le pétrole étant payé en dollars, on subirait un renchérissement de chaque plein d'essence de l'ordre de 20 euros et les taux d'intérêt exploseraient.


Faut-il que Marine Le Pen ait ses 500 parrainages?

À chaque élection, le FN joue les tartuffes. On a droit au grand numéro: «Au secours, nous n'aurons pas les 500 parrainages». En réalité, il les a toujours eus depuis 1988. Ce n'est pas un sujet.


Êtes-vous favorable à une TVA sociale pour relancer l'emploi?

Je suis favorable à un système qui allège le coût du travail et fasse en sorte que le financement de notre protection sociale ne soit pas uniquement assis sur les salaires mais que l'on puisse aussi faire contribuer les biens importés. La TVA n'est pas le seul moyen pour y parvenir. C'est l'objet des discussions avec les partenaires sociaux.


Y aura-t-il un troisième plan de rigueur?

Cela a été clairement dit par le président: nos efforts viennent de loin et il n'y aura pas d'autre plan de rigueur. Il y a une forme d'hypocrisie et de cynisme du Parti socialiste, qui se lamente sur le triple A mais qui, depuis cinq ans, n'a voté aucune mesure d'économies.

Il a toujours plaidé pour plus de dépenses et vient jouer les vierges effarouchées en disant: «On vous l'avait bien dit». En fait, les socialistes veulent un pays intoxiqué à la dépense publique. Si on avait suivi leur avis, la France serait aujourd'hui en lambeaux. Heureusement que nous avons fait depuis cinq ans des réformes structurelles sans lesquelles notre pays n'aurait plus aujourd'hui son autonomie.

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