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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

VALLS SE DEMARQUE DE LA POSITION DU PS SUR LA SECURITE ET L'IMMIGRATION, MAIS N'OUBLIE PAS DE TIRER SUR LA DROITE : IL MANIE LA CHEVRE ET LE CHOU

 

Le président a clos le débat sur le regroupement familial, indiquant mercredi qu'il ne serait pas réformé.

 

Les mines, patinées par le soleil de l'été, avaient beau être radieuses, l'humeur n'était pas à la fête, mercredi, pour le Conseil des ministres de rentrée, alors que des propos du ministre de l'Intérieur Manuel Valls sur l'islam et le regroupement familial ont semé la zizanie dans la majorité. Interpellés par la presse, à leur sortie du palais, les ministres se sont engouffrés dans leurs berlines aux vitres fumées, sans un mot, ou presque. «Je vais à Bruxelles», a murmuré Laurent Fabius. «J'ai un train pour Marseille», a lancé Cécile Duflot, attendue pour les universités d'été des Verts. Quant à Christiane Taubira, elle a fait mine de vanter l'ambiance «cordiale et travailleuse» de ce premier Conseil.

Circulez, il n'y a rien à voir, donc. Et pourtant. Le matin même, deux ministres, les écologistes Cécile Duflot et Pascal Canfin, s'en sont pris à leur collègue de l'Intérieur, après les propos que ce dernier aurait tenus lundi, lors d'un séminaire de rentrée. Selon la presse, Manuel Valls se serait interrogé devant ses collègues, appelés à réfléchir à la France de 2025, sur la compatibilité de l'islam avec la démocratie. Il aurait également disserté, dans le sillage de Laurent Fabius, sur la pression démographique en Afrique et la possibilité de revoir les conditions du regroupement familial. Réponse offusquée de Duflot dans Libération: «Le droit de vivre en famille ne souffre pas d'exception.» Quant à Canfin, il a carrément reproché à Valls de «déclencher le désordre». Des critiques reprises par le député PS Razzy Hammadi (aile gauche), qui a estimé dans Le Figaro que le ministre ne rendait «pas service à la gauche». Ambiance.

Hollande se serait bien passé de cette séquence, alors qu'il doit mener plusieurs chantiers délicats, dont la réforme des retraites. Devant ses ministres, le chef de l'État a sifflé la fin de la récréation, assurant que la politique migratoire ne faisait pas partie des débats de la rentrée. Il a également appelé ses ministres au calme et à la «solidarité gouvernementale». «Il fallait mettre un terme à un sujet qui pouvait donner lieu à une polémique», reconnaît un conseiller. Valls lui-même a tenté de calmer le jeu, plus tard dans la journée, assurant que ses propos avaient été déformés. Et qu'il n'était pas question de remettre en cause le regroupement familial. «Je sais que je gêne à droite et parfois à gauche», a-t-il ajouté. Mi-août, le ministre de l'Intérieur avait déjà agacé en critiquant la réforme pénale de Taubira.

Cela fait des mois que l'omniprésent ministre, doté d'une insolente popularité, irrite dans son camp. «Il a la tête qui ne passe plus les portes», pestait en mars le maire d'une grande ville, exaspéré par le «discours de droite» de Manuel Valls et son «style sarkozyste». «Il est passé de l'autre côté du cheval», regrette un conseiller ministériel, qui moque sa «tournée estivale névrotique». «Valls est le spécialiste des offensives de l'été, note un député PS. Mais cette fois, il a été actif quand le premier ministre n'était pas là… C'est limite.» Selon plusieurs sources parlementaires et gouvernementales, le président et le premier ministre commenceraient à s'agacer aussi de «l'impudence» de leur ministre.

Les proches de Valls assument, rappelant que la fermeté en matière de délinquance ou d'immigration est «la seule façon de combattre le FN». «S'il agace Canfin et Hammadi, qui ne représente que lui-même, tant mieux!», note le député Carlos Da Silva, qui fustige «le retour d'une gauche années 1970, déconnectée de la réalité». Pour le sénateur Luc Carvounas, c'est la popularité de Manuel Valls qui aiguise les jalousies. «Cette semaine, c'est la rentrée des classes, où les moins bons essayent de se taper le premier de la classe», note ce proche, qui veut croire que «le peuple de gauche soutient en masse» le premier flic de France.

Manuel Valls, qui réunira ses proches samedi à La Rochelle pour un pot, en marge de l'université d'été du PS, aura l'occasion de le vérifier. Ou pas. L'an dernier, son discours de fermeté avait été ovationné par les militants. «Valls a moins bien fini l'été qu'il l'aurait espéré, note un député PS. Il s'est isolé.»«En terme de popularité, il n'en ressort pas affaibli, analyse au contraire le député Christophe Caresche. Mais il perd en capacité de rassemblement.» Pour Valls, qui vise Matignon, ce n'est pas forcément un bon calcul.

ET POURTANT AVEC VALLS TOUT  N'EST QUE CALCUL !!!

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