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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

TRES INTERRESSANT ARTICLE DU POINT SUR LE PISTAGE HOLLANDE/GAYET ET LA SECURITE PRESIDENTIELLE

Le Point.fr a pu reconstituer le dispositif mis en place pour "paparazzer" le président de la République François Hollande et la comédienne Julie Gayet.

 HOLLANDE-GAYET.JPG

photo d'archive 2012

Des photographes ont commencé à suivre Julie Gayet peu après les déclarations de Stéphane Guillon sur Canal+ indiquant que François Hollande s'était rendu sur le tournage du film Les âmes de papier, dont l'actrice et lui-même tiennent les rôles principaux. Selon nos informations, Valérie Trierweiler ignorait que son compagnon se rendait sur les plateaux de tournage, elle l'a appris à cette occasion. Toujours selon nos informations, une première tentative pour surprendre François Hollande avec Julie Gayet avait échoué en avril dernier.

Mais, en décembre, en découvrant l'appartement que loue l'artiste près du palais de l'Élysée, également voisin de Rouge International, la maison de production de Julie Gayet, les paparazzis ont décidé de planquer. C'est ainsi qu'ils aperçoivent Michel, le brigadier-chef du Groupe de sécurité du président de la République (GSPR), entrer dans le hall de l'immeuble en repérage. Les processus mis en place pour assurer la protection du président de la République obéissent à des règles précises et strictes, notamment avec l'envoi d'un précurseur chargé de visiter les lieux où le "PR" se rendra. En l'occurrence, Michel semble jouer tous les rôles. Non seulement il repère les lieux, mais il transporte également le président.

Le président se fait livrer des viennoiseries

Une fois l'immeuble inspecté, sommairement, le policier de la protection rapprochée ressort, lance un rapide coup d'oeil dans la rue, puis appelle François Hollande sur son téléphone. Sans doute pour lui préciser que la voie est libre. Le président arrive à l'arrière de son scooter, casque non attaché sur la tête.

Les photographes ont aussi pu constater que l'officier de sécurité apporte les croissants, alors que ce n'est pas dans ses attributions. Une polémique était née il y a quelques semaines à propos d'un conseiller du président qui avait demandé à son officier de lui apporter des pains au chocolat. Cette fois, ce n'est plus un obscur conseiller de l'Élysée, mais le président lui-même qui se fait livrer des viennoiseries.

 

Nul doute que les syndicats qui, à l'époque, avaient dénoncé un détournement de mission pour un pain au chocolat vont de nouveau monter au créneau pour s'indigner plus encore... Quand le président ressort, il enfourche son deux-roues conduit par un motard de la présidence, fait le tour du pâté de maisons, toujours le casque non vissé, et s'introduit dans un parking souterrain d'où il ressort à bord de son véhicule présidentiel. Il regagne alors le palais de l'Élysée.


Un officier du GSPR s'indigne que la sécurité du président n'ait pas été assurée : "Depuis la nomination de Sophie Hatt [patron du GSPR, NDLR], ce n'est pas la première bourde. Encore une fois, il n'y aura aucun débriefing chez nous pour éviter que ce genre de situation ne se reproduise. Personne à l'Élysée n'a pris la mesure de cette mission : nous devons protéger la fonction, quel que soit l'homme." Un ancien du GSPR qui a servi du temps de Nicolas Sarkozy s'étonne également : "Certes, nous ne sommes pas aux États-Unis, où Barack Obama signe un document pour lui signifier qu'il appartient désormais à la nation et qu'il doit se soumettre à un protocole drastique concernant sa sécurité.

Nicolas Sarkozy avait bien compris notre rôle. Pour ses sorties privées, nous n'étions pas moins de cinq avec un véhicule qui suivait la voiture présidentielle, c'est d'ailleurs une méthode qui existait également avec Jacques Chirac. Avec François Mitterrand, le GSPR ne prenait qu'un véhicule en cas de sortie privée."

Un président ne s'appartient plus

Il n'y a pas que dans le cas des visites privées de Hollande que la procédure n'a pas été suivie. Récemment, lorsque le président s'est rendu en Centrafrique, en période de conflit armé, aucun officier n'a été envoyé en repérage.

Pire, les effectifs du GSPR ont été réduits sur décision de Sophie Hatt afin de laisser la place à deux conseillers du président. "C'est un terrain de guerre, les rebelles se sont approchés de l'aéroport, on était prêts à rapatrier l'avion du président. Là non plus, il n'y a pas eu de débriefing. On joue avec le feu, mais on ne tire jamais aucune conséquence des ratés. On préférera nous laisser prendre un pruneau plutôt que déjuger ceux qui ont choisi la patronne du GSPR...", témoigne sous le couvert de l'anonymat un policier de la protection rapprochée.


François Hollande a une excuse : il n'a jamais occupé de fonctions qui lui auraient permis de se familiariser avec la protection rapprochée. De même que l'ensemble de son cabinet, à quelques rares exceptions près. "Il doit comprendre qu'un président ne s'appartient plus.

Les blancs dans son agenda sont devenus bien trop nombreux...", continue le policier. Un haut fonctionnaire de Beauvau conseille au président de la République de remettre à plat l'ensemble de sa protection : "Il n'y a jamais eu autant d'erreurs. Rien que celles qui ont été médiatisées depuis un an devraient inciter le président à réagir." Ni L'Élysée ni Sophie Hatt n'ont répondu à nos sollicitations. Le patron du Service de protection des hautes personnalités, dont le GSPR dépend, n'a pas non plus souhaité répondre à nos questions en précisant : "Il y a des informations que vous n'avez pas à connaître."



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