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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

SEGOLENE ROYAL BIEN PLACEE POUR L'EMPORTER (hélas)

Poitou-Charentes : Royal favorite malgré les divisions 

Selon un sondage OpinionWay réalisé pour Le Figaro, la liste de la présidente socialiste sortante l'emporterait avec seize pointsd'avance au second tour.

Absente de la scène nationale depuis plusieurs semaines, Ségolène Royal a fait le choix de labourer les terres de Poitou-Charentes, le fief de Jean-Pierre Raffarin, qu'elle avait ravi en 2004 à l'UMP. Sa stratégie a l'air de payer. Selon le baromètre OpinionWay-Fiducial pour Le Figaro-LCI, l'ancienne prétendante à la direction du Parti socialiste serait en tête au premier tour des élections régionales le 14 mars, avec 34 % des intentions de vote. Son concurrent, le secrétaire d'État aux Transports, Dominique Bussereau, qui mène la liste UMP-Nouveau Centre-MPF, est crédité de 29 %.

Par rapport à son score du premier tour de 2004, la présidente de Poitou-Charentes perdrait des points : elle avait obtenu 46,29 %. Mais à l'époque, les Verts ne présentaient pas de liste autonome. Cette année, selon notre sondage, les Verts, conduits par Françoise Coutant sous la bannière Europe Écologie, seraient troisièmes à 15 %.

 

Grogne des militants PS 

Sur le papier, la stratégie de Royal semble donc payante. Mais sur le terrain, elle doit faire face à la grogne de militants socialistes. En cause : l'apparition sur ses listes, samedi, de trois militants MoDem et d'un ex-communiste en lieu et place de socialistes. «Il est pour nous inacceptable que la liste déposée (ce lundi date limite de dépôt en préfecture, NDLR) ne respecte pas le vote des militants», affirment-ils dans un communiqué. La préparation des listes avait déjà donné lieu à des conflits, mi-janvier, entre la présidente sortante et certains responsables locaux du Parti socialiste.


En se recentrant sur sa région, l'ancienne candidate à la présidentielle de 2007, qui ne cache pas ses ambitions pour 2012, prend le risque de laisser sa rivale, la première secrétaire du PS, Martine Aubry, tailler son propre habit de présidentiable. Et s'imposer comme la véritable chef de l'opposition.


Dima nche, le ton est monté entre les camps Royal et Bussereau. Le député maire PS de La Rochelle, Maxime Bono, a demandé des «excuses» au secrétaire d'État après les propos d'un élu UMP de Poitou-Charentes qui avait comparé la gestion de la région dirigée par Royal à une «dictature du prolétariat», proche de celle du «nazisme».


Dominique Bussereau n'a que peu de réserves de voix, l'ensemble de la droite n'étant crédité que de 30 %. Le MoDem, emmené par Pascal Monier, recueille 5 % et atteint ainsi le seuil critique pour négocier un accord de second tour, sans doute avec le PS. De même que le Front de gauche de Gisèle Jean, également crédité de 5 %. À noter que Lutte ouvrière avec 3 % des voix devance largement le NPA (1 %) en perte de vitesse au niveau national.


Au second tour, Ségolène Royal, en cas de fusion avec Europe Écologie et le Front de gauche, l'emporterait avec 58 % des voix. Soit trois points de plus qu'en 2004 (55,10 %). Une performance pour celle qui rêve de réaliser le meilleur résultat du PS aux régionales et redorer ainsi son blason. Elle n'oublie pas que son score de 2004 lui avait permis d'émerger médiatiquement et de s'imposer lors des primaires socialistes en novembre 2006. Dominique Bussereau est, quant à lui, crédité de 42 % au second tour. À noter que 56 % des électeurs du MoDem voteraient alors pour le candidat de la majorité.


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