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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

P.S. LES COUTEAUX S'AIGUISENT, ILS FINIRONT PAR S'ENTRE-TUER !

 

PS : la querelle s'envenime sur le projet 2012

Le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, lors de l'université d'été du PS à La Rochelle. (Crédits photo: Sébastien Soriano/Le Figaro)
Le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, lors de l'université d'été du PS à La Rochelle. (Crédits photo: Sébastien Soriano/Le Figaro)

Hamon moque la «timidité» de «l'aile droite» qui dénonce son «irréalisme». 

Les socialistes sortent les grands mots. Après le refus des amis de François Hollande de voter le texte de Benoît Hamon sur l'égalité réelle, ce dernier s'en est pris ce mercredi à «l'aile droite » du PS qu'il a appelée à se montrer «moins timide et moins complexée par rapport au pouvoir». Le porte-parole du parti a d'autant moins apprécié les critiques des réformistes qu'elles risquent, selon lui, d'affaiblir le PS dans la perspective de 2012. «Cette accusation d'irréalisme fait mal parce qu'elle va forcément désormais colorer le regard des Français sur ces propositions», a-t-il déploré sur Europe 1.


Il n'empêche, les deux camps entretiennent la polémique. Du côté de François Hollande, on a modérément goûté l'accusation d'appartenir à «l'aile droite». «Ce sont des vieux propos qui n'ont pas beaucoup de sens, surtout concernant François Hollande», a commenté Michel Sapin, proche de l'ancien premier secrétaire. «Personne ne peut considérer qu'il y a une opposition entre gauche et sérieux. On peut être sérieusement à gauche en étant sérieux dans la définition d'un programme politique», a-t-il ajouté.

 

Plus virulent, le sénateur maire de Dijon François Rebsamen s'en est pris directement à Benoît Hamon. «Il n'est pas élu local, il ne connaît pas la complexité, il n'a pas été se confronter à la vie dans les quartiers, je pense que c'est ce qui manque aujourd'hui à quelques dirigeants du Parti socialiste», a-t-il dit sur RTL.


Dans cette querelle, Ségolène Royal n'a pas voulu prendre position. «Ce document mérite de continuer à être travaillé, bien évidemment avec des précisions et des chiffrages», a dit la présidente de Poitou-Charentes, en en profitant pour s'en prendre au gouvernement. «Il est quand même extravagant qu'on demande davantage aux socialistes, qui sont en train d'élaborer leur projet alternatif, qu'au gouvernement qui vient de faire voter une réforme qui elle-même n'est pas financée», a affirmé l'ex-candidate.

 

«Deux analyses de la société»

Pour certains, la résurgence de cette querelle historique entre les deux tendances du PS s'explique par le congrès de Reims. À l'époque, en novembre 2008, les réformistes et l'aile gauche s'étaient en partie regroupés derrière Martine Aubry pour faire barrage à Ségolène Royal et Bertrand Delanoë.

Si bien qu'avant de trancher sur la ligne politique, le PS avait tranché sur les personnes. Il s'agissait alors d'empêcher l'un des deux favoris du moment de remporter une victoire qui en aurait fait un présidentiable quasiment incontournable pour 2012.


Deux ans plus tard, alors que Bertrand Delanoë a abandonné ses ambitions et que Ségolène Royal tente de revenir au premier plan, la querelle idéologique resurgit. C'est notamment l'analyse du maire de Lyon Gérard Collomb. «Depuis le congrès de Reims, il y a eu une alliance entre la gauche du PS et Martine Aubry et aujourd'hui la première secrétaire est tirée par son aile gauche», dit-il en soulignant qu'on «voit bien maintenant qu'il y a deux analyses économiques, deux analyses de la société qui sont différentes à l'intérieur du parti».

D'un côté Benoît Hamon défend un projet étatiste et interventionniste. De l'autre François Hollande, Manuel Valls, Pierre Moscovici et les partisans de Dominique Strauss-Kahn se posent en gestionnaires «responsables», quitte à assumer une certaine aridité dans leurs propositions.


Pour virulente qu'elle soit, cette querelle entre les deux composantes du PS n'a pas surpris à l'extérieur du parti. «Il y a une tentation “sinistriste” qui conduit le PS à se déporter massivement vers la gauche quand il est dans l'opposition. Et soudain, lorsqu'il est au pouvoir, il devient formidablement raisonnable. La réforme financière de Pierre Bérégovoy en 1984, ce sont les moments de plus grande libéralisation du système français», rappelait l'économiste Élie Cohen, lundi lors du «Talk Orange - Le Figaro».

 

Tout ça n'est pas fait pour me déplaire. A bientôt.

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