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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

NICOLAS SARKOZY DANS L'ALLIER : DU GRAND SARKOZY !

Sarkozy se pose en président de l'intérêt général


«Même omniprésident, cela me vaut des omniembêtements», a ironisé Nicolas Sarkozy, en faisant allusion à la réforme des retraites et à celle de la dépendance. (Crédits photo: Éric Feferberg/Reuters)
«Même omniprésident, cela me vaut des omniembêtements», a ironisé Nicolas Sarkozy, en faisant allusion à la réforme des retraites et à celle de la dépendance. (Crédits photo: Éric Feferberg/Reuters)

En déplacement dans l'Allier, le chef de l'État a rodé les probables thèmes de sa campagne présidentielle. 

Être en campagne… à la campagne. Depuis la défaite des régionales, Nicolas Sarkozy écume les fermes, les exploitations agricoles ou les PME perdues au milieu des champs. Il est au chevet du monde agricole, cet électorat qui lui a tourné le dos lors des derniers scrutins et qui traverse une crise sans précédent depuis deux ans. Le président effectuait ce jeudi son septième déplacement en huit mois sur les dossiers d'aménagement du territoire et de ruralité.

Cette fois-ci, il s'agissait de visiter une ferme d'élevage de charolais, dans le département de l'Allier. L'occasion d'enfourcher le thème du «président de l'intérêt général», dont il avait fait le message central de son intervention télévisée, la semaine dernière.

«Je sais qu'il y a des élections cantonales, sénatoriales et, paraît-il aussi, une présidentielle, mais, moi, je ne raconterai pas de fariboles aux Français», a-t-il asséné, comme s'il était déjà candidat, en reprenant un peu le thème de François Bayrou en 2007. «Depuis trente-cinq ans, la France présente un budget en déficit. Qui a envie que la France connaisse un jour les problèmes de la Grèce et de l'Irlande?», a-t-il demandé. «Je ne serai pas complice de ce choix», a-t-il continué, en s'adressant, lors de la table ronde, à Christine Martin, maire DVD de Montaigu-le-Blin, qui s'inquiétait de la raréfaction des services publics en milieu rural.


Dans la ligne du discours de politique générale de François Fillon, le chef de l'État n'a pas hésité à jouer l'air de la rigueur. «Même omniprésident, cela me vaut des omniembêtements», a ironisé Nicolas Sarkozy, en faisant allusion à la réforme des retraites et à celle de la dépendance. «Quand je me lève le matin, il me faut un moral fantastique. Quand je lis les journaux, en première page, je vais trop vite (sur les retraites, NDLR), à la page deux, je vais trop lentement (sur la réforme de la dépendance, NDLR)», n'a pu s'empêcher de lancer le président à propos de la presse, qu'il n'aime guère ces jours-ci.

«Ce qui m'intéresse, c'est votre jugement à vous», a-t-il rappelé devant un public très conquis, laissant de côté le système médiatique. «Nous devons réduire nos dépenses, parce que je n'accepterai pas qu'on augmente nos impôts. Dans un département comme l'Allier vous avez cinq relais de service public en zone rurale. Je vous supplie de comprendre que ça ne sert à rien d'avoir un bureau de poste qui reçoit une personne par jour. Si on peut regrouper des services, les mettre dans les bureaux de postes.

Et avoir le même fonctionnaire qui travaille pour plusieurs administrations. Ce n'est pas déchoir que d'être à la fois représentants de la Sécurité sociale, de La Poste et des impôts», a-t-il expliqué sous les applaudissements à tout rompre.

Rodant les sujets de la présidentielle, Sarkozy s'est présenté comme le président de l'adaptation de la France au monde. Il a martelé ce qui risque de devenir son grand message des prochains mois: «J'essaye de vous communiquer de l'enthousiasme. On peut relever le défi du XXIe siècle, mais il faut qu'on le fasse sans arrogance, qu'on se mette de nouveau à l'ouvrage, qu'on change nos méthodes», a-t-il expliqué.

 

«La France doit changer pour rester elle-même. Il y a un siècle la France était une grande nation sans se poser de questions. Maintenant elle est face à une compétition mondiale très dure, elle doit s'adapter», a conclu le président, qui désormais, assume définitivement les deux «R» de cette fin de quinquennat: rigueur et réforme.

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