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LIBYE : LE CONSEIL DE TRANSISTION COMPTE JUGER KADHAFI

Publié le par Stella Vidal

Libye : le Conseil de transition compte juger Kadhafi


«Nous avons un besoin urgent d'armes légères parce que le combat nous est imposé», a déclaré le chef du Conseil national de transition.
«Nous avons un besoin urgent d'armes légères parce que le combat nous est imposé», a déclaré le chef du Conseil national de transition. Crédits photo : YOUSSEF BOUDLAL/REUTERS

EN DIRECT - Alors que les rebelles ont été stoppés sur la route de Syrte, le chef du CNT, voix officielle de l'opposition libyenne, a également fait état lundi soir d'un «besoin urgent» d'armes légères.

 

• «Après la victoire nous jugerons Kadhafi»

Le chef du Conseil national de transition (CNT) libyen, Moustapha Abdeljalil, a déclaré lundi soir que Mouammar Kadhafi serait jugé en Libye «après la victoire» de l'insurrection. «Nous jugerons Kadhafi en Libye pour tous les crimes qu'il a commis», a-t-il affirmé dans une interview diffusée par France 2.

«Nous essaierons de construire un pays libre, démocratique, qui respecte les droits de l'homme et l'alternance politique», a-t-il assuré, estimant que le peuple libyen avait fait «un choix difficile, celui d'affronter un tyran». Et alors que les combats font toujours rage dans le pays, l'ancien ministre de la Justice - qui vit désormais caché - a fait état pour la rébellion d'un «besoin urgent d'armes légères».

 

• Paris et Londres appellent le CNT à organiser la transition

Nicolas Sarkozy et le premier ministre britannique David Cameron ont rendu publique lundi une déclaration commune dans laquelle ils appellent lundi les partisans du colonel Mouammar Kadhafi à «le quitter avant qu'il ne soit trop tard». Ils plaident en outre pour que le CNT, dont ils reconnaissent le «rôle pionnier», mène un «dialogue politique national» afin de parvenir à des élections libres.

Le président de la République s'est par ailleurs entretenu lundi soir par visioconférence avec David Cameron, son homologue américain Barack Obama et la chancelière allemande Angela Merkel. Les quatre dirigeants ont examiné la situation en Libye à la veille d'un sommet sur ce sujet. Une quarantaine de pays sont attendus mardi à Londres pour la première réunion de ce «groupe de contact» sur la Libye, chargé du «pilotage politique» des frappes militaires désormais sous commandement de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord et de la préparation de l'après-Kadhafi.

 

• Les insurgés ont repris leur progression vers Syrte

L'avancée des rebelles libyens a été stoppée lundi par un sérieux accrochage avec les forces gouvernementales à quelques dizaines de kilomètres de la ville natale du colonel Kadhafi. L'opposition avait affirmé à tort dans la matinée s'être emparée du fief du Guide mais les journalistes à Syrte ont démenti, notant que le régime de Kadhafi n'avait pas le monopole de la désinformation.

Les rebelles avaient repris lentement lundi après-midi leur avancée vers Syrte, après avoir été bloqués depuis le matin à la sortie de Ben Jawad par les forces du colonel Mouammar Kadhafi. Contrairement à leur rapide avancée de dimanche, facilitée par les tirs aériens de la coalition internationale, ils n'ont progressé lundi que de quelques dizaines de kilomètres sur la route de Syrte.

A Misrata, le régime a mis fin lundi à son offensive contre les rebelles. La «sécurité» a été rétablie, a annoncé le ministère des Affaires étrangères, sans préciser clairement si la ville avait été reconquise par les forces loyalistes.

» Pétrole : les rebelles libyens vont relancer les exportations

» Avec les insurgés, en route vers l'ouest

 

• Les frappes de la coalition se poursuivent

 

Les insurgés ont été obligés de refluer à Ben Jawad et de répliquer à l'artillerie lourde.
Les insurgés ont été obligés de refluer à Ben Jawad et de répliquer à l'artillerie lourde. Crédits photo : ARIS MESSINIS/AFP

Des avions de chasse français ont effectué dimanche soir des frappes sur un «centre de commandement» de l'armée libyenne situé «à 10 kilomètres au sud des faubourgs de Tripoli», a annoncé lundi l'état-major des armées à Paris.

Lundi, les Tornado GR4 de l'aviation britannique ont poursuivi leurs sorties au-dessus de la Libye. «Au cours de ces missions, 22 chars, véhicules blindés et batteries d'artillerie ont été touchés à proximité d'Ajdabiyah et Misrata», a indiqué un porte-parole de l'armée. Lundi matin, la Royal Air Force a également frappé «des abris à munition dans la région de Sebha».

Dimanche, la coalition a frappé des zones civiles et militaires à Tripoli. Un raid aérien a notamment pris pour cible la route de l'aéroport (10 km du centre de la capitale), et le secteur de Aïn Zara, 14 km à l'est du centre de Tripoli. Selon des témoins, des tirs intensifs de DCA ont été entendus dans les deux secteurs. Les États-Unis, qui ont annoncé vouloir rapidement se cantonner à un rôle de soutien de la coalition, ont encore assuré dimanche la majorité des opérations aériennes en Libye.

» REPORTAGE EXCLUSIF - Feu sur la Libye de Kadhafi !

 

 

• L'ONU craint une pénurie de vivres et de médicaments

Une responsable de l'ONU a mis en garde lundi à Dubaï contre une pénurie de vivres, de médicaments et de carburant en Libye. «Nous voudrions avoir une présence dans ce pays», a déclaré Valerie Amos, coordinatrice de l'ONU pour les secours en situation d'urgence.

Elle a par ailleurs fait état d'une augmentation du nombre de Libyens traversant la frontière avec l'Egypte. Quelque 336.658 personnes, notamment des étrangers, ont fui la Libye depuis le début de l'insurrection dans ce pays à la mi-février et environ 9000 de ces déplacés sont bloqués aux frontières avec l'Egypte et la Tunisie, selon des statistiques de l'ONU.