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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

LIBERATION DE L'ASSASSIN POUR CAUSE DE LENTEUR DE JUSTICE

Libération de Jean-Didier, "coïncidence des dates"

 

C’est sur la Promenade de Sérignan que le drame s’était noué en juillet 2010.
C’est sur la Promenade de Sérignan que le drame s’était noué en juillet 2010. (Archive)

L’annonce de la libération de Jean-Didier, le Portiragnais mis en examen dans le meurtre de Thomas le 10 juillet 2010 à Sérignan, a suscité de nombreuses réactions depuis mardi. Un émoi important aussi. Dans l’attente de son jugement, le jeune homme, aujourd’hui âgé de 19 ans, sera placé sous surveillance électronique, avec assignation à résidence - dans le village où résident ses grands-parents, en Ardèche.


Mardi en soirée, Philippe Terrier, son avocat, a justifié la sortie de prison de son client, incarcéré à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone depuis le drame. "La loi concernant les mineurs limite la détention provisoire à deux ans. C’est évidemment dramatique que cette sortie de prison coïncide avec l’anniversaire de la mort de Thomas, mais on n’y peut rien. L’instruction a été longue, il y a eu deux magistrats instructeurs", explique-t-il.


Pour l’avocat de la défense, cette mesure de placement sous strict contrôle judiciaire n’a rien d’un cadeau, au contraire. "Ce n’est pas nous qui avons demandé la liberté, on nous l’accorde, on la prend. Et sans glorification ni satisfaction. D’autant que cette sortie n’a rien de définitif. Il retournera en prison dans quelques mois et cela sera encore plus difficile pour lui."

M e Terrier en appelle au principe de la loi : "On ne peut demander à un système judiciaire de protéger des mineurs et s’élever ensuite contre ces mesures de protection. Bien sûr que cela tombe très mal. Mais, finalement, il valait mieux que l’instruction aille jusqu’au bout."


Et de douter de l’impact d’une procédure plus rapide sur le sort de son client. "Si le dossier avait été clos avant, le calendrier des assises est ainsi établi qu’il y aurait quand même un laps de temps nécessitant la libération de mon client, estime Me Terrier. On a là un problème de dysfonctionnement des horloges et, malheureusement, de fatalité quant à la coïncidence malheureuse des dates". C’est effectivement à l’automne que la cour d’assises de Montpellier devrait se pencher sur le dossier.


RÉACTION : L’USM se défend

Christophe Regnard, président de l’Union syndicale des magistrats, estime qu’attaquer la justice est un raccourci un peu simple : « Des procédures de cette nature, criminelles, complexes, avec des expertises psychiatriques nombreuses prennent du temps car il y a des délais incompressibles. La fin de l’instruction est très longue. Et comme le nombre de magistrats est en baisse, on se retrouve dans ce genre de situation. Ce n’est pas de la faute de la justice, mais de ceux qui ne nous ont donné les moyens de travailler dans des conditions correctes. » Ben voyons !!! et cela permet de remettre dans la rue des personnes dangeureuses pour la société qui ont déjà tué ... pour RIEN !

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