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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

LES MOTS MALHEUREUX DE CHIRAC EN CORREZE

(d'après le Parisien, revu et corrigé)

 chirac en correze

«Une page s’est tournée. On est rentré dans l’après-Chirac », concède un fidèle de l’ancien président. Hier, dans une étrange formule, Dominique de Villepin réclamait même le « droit au repos » pour Jacques Chirac. Longtemps, les chiraquiens ont été une armée, aujourd'hui, c'est la débâcle et leur acrimonie à l'égard du Président Sarkozy leur fait perdre le sens des réalités.

 

Aujourd’hui, ils ne sont plus qu’un petit clan autour du patriarche vieillissant, un peu sénile ou perfide ? Bernadette lui a passé un viron monstre et est très en colère sur la "sortie" de son mari.

 

La famille veille au grain pour les convenances. Ce week-end, Claude Chirac et son époux, Frédéric Salat-Baroux, ex-secrétaire général de l’Elysée qui n'aiment pas Nicolas Sarkozy, tout le monde le sait,  ont été en première ligne face à la tempête déclenchée par le soutien de Chirac à François Hollande pour 2012. Samedi soir, Salat-Baroux, inquiet, appelle son beau-père : « C’était juste une blague, ça n’aura pas de suite.

Vous, vous en faites trop », apaise Chirac. Mais le lendemain, voyant le tollé enfler, le gendre revient à la charge : « Ce n’est pas bon de rester là-dessus. » Chirac cède : Claude et son époux rédigent le fameux communiqué parlant d’« humour corrézien ». Ils nous prennent vraiment pour des gogos : de l'humour corrézien ? non ! ou Chirac se fout de la débâcle de la droite, il y a eu des précédents en 1981 contre Giscard, Chirac a permis à Mitterrand d'être élu, ce n'est pas rien !

Salat-Baroux a appellé par deux fois Xavier Musca, bras droit de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, pour lui faire passer ce message : « Chirac ne participera ni de près ni de loin à la campagne présidentielle. Il ne donnera aucune consigne de vote et s’en tiendra désormais à cette ligne. » « C’est un homme libre, il dira les choses qu’il a envie de dire, mais sur les idées », nuance un ami de Chirac. Un autre déplore : « L’entourage de Chirac parle souvent pour lui… » Mais voilà, cela a été dit, et pour tous ceux qui ont pu le voir et l'entendre, cela n'avait pas le ton d'une plaisanterie. Ecoutez et regardez vous-même dans la vidéo ci-dessous

 

 

 

Les ex-« bébés Chirac » passés chez Sarkozy. On ne les a guère entendus ce week-end. « Je ne peux pas parler », esquive l’un d’eux, embarrassé. S’ils comptent désormais sur Nicolas Sarkozy pour faire carrière, les anciens « bébés Chirac » ont gardé des liens avec leur mentor. François Baroin, ministre du Budget, et Christian Jacob, patron des députés UMP, voient Chirac deux fois par mois. Valérie Pécresse, qui fut sa conseillère à l’Elysée, a déjeuné avec lui en février. « Il nous parle de nos enfants, de la dernière exposition qu’il a vue, de l’art taïno (NDLR : art des Caraïbes), mais très peu de politique, raconte l’un d’eux.

Il est sourd comme un pot, il faut parler fort et répéter. En tête-à-tête ça va, mais à trois ou quatre, il est un peu perdu. » Une fois par mois, les chiraquiens Pécresse, Baroin, Jacob, Jean-François Copé, Luc Chatel et Bruno Le Maire se retrouvent à dîner. Alain Juppé, lui, est à la fois chouchou de Chirac… et de Sarkozy! Courant mai, il a invité son ex-patron au Quai d’Orsay. « On peut être loyal à Sarkozy et totalement fidèle à Chirac », résume un de ces transfuges. « Sarkozy a réuni toute la famille de droite autour de lui, il ne nous a pas laissés au bord du chemin », confirme Pécresse.

 

Les gardiens du temple. Il y a d’abord Jean-Louis Debré, patron du Conseil constitutionnel, qui voit Chirac une à deux fois par semaine. Il l’emmène faire des promenades entre les quais de Seine et le boulevard Saint-Germain. Chirac le tutoie, mais lui persiste à le vouvoyer et à l’appeler « Monsieur ».

 

Ils ont dîné ensemble mercredi. Jean-Pierre Raffarin, qui fut Premier ministre de Chirac, a déjeuné avec lui lundi dernier au Père Claude. « Chirac compte encore ; quand il tousse, les gens mettent leur écharpe! » se félicite ce dernier carré de fidèles. Enfin, il y a l’ami milliardaire François Pinault : il a emmené Chirac passer le week-end de l’Ascension à Venise. Fin juillet, comme chaque année, il l’accueillera chez lui à Saint-Tropez.

 

Il faut que nous resserrions les coudes, cette affaire Chirac ne doit pas entâcher l'unité de la droite aux prochaines Présidentielles. Tous autour de Sarkozy et exigeons de l'UMP un code de conduite exemplaire !

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