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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

LES ACCUSATIONS DE LA MERE DE TRISTANE BANON CONTRE LE PARTI SOCIALISTE

 

Anne Mansouret avaitelle-même déconseillé à sa fillede porter plainte.
Anne Mansouret avait elle-même déconseillé à sa fille de porter plainte. Crédits photo : KENZO TRIBOUILLARD/AFP

La jeune écrivain, qui aurait subi une agression de la part de DSK en 2002, ne souhaite pas être  «instrumentalisée» par la justice américaine. 

Pour Anne Mansouret, élue PS de l'Eure et mère de Tristane Banon, la jeune femme qui accuse Dominique Strauss-Kahn de l'avoir agressée sexuellement en 2002 à l'occasion d'une interview, l'histoire est entendue : à l'époque, de nombreuses personnalités du PS étaient au courant de l'affaire, y compris François Hollande. «Il a fait son job », explique Anne Mansouret, en évoquant le souci d'apaisement dont, selon elle, aurait fait preuve le premier secrétaire d'alors. «Il a téléphoné à ma fille », précise-t-elle.


Vendredi, François Hollande a affirmé qu'il n'avait «jamais eu connaissance de la gravité des faits qui ont été à un moment évoqués». Dans son entourage, on ne dément toutefois pas que des échanges aient pu avoir lieu entre Anne Mansouret et l'ancien premier secrétaire. «Mais il n'y avait pas de plainte en justice, souligne le député européen Stéphane Le Foll. Que pouvait-on faire dans ce cas ? François Hollande a fait ce qu'il a humainement pensé devoir faire.»

«Les gestes relevaient pour lui de l'ordre du stimulus» (!!!)

Selon plusieurs témoignages, la jeune écrivain, qui rédigeait alors son premier livre Erreurs avouées (au masculin), pour lequel elle avait pris rendez-vous avec DSK, s'est immédiatement confiée à ses proches, ses amis, y compris dans le milieu médiatique et politique.

Le récit que fait Tristane Banon du comportement de l'ancien ministre des Finances pendant cet entretien, qui a selon elle viré à l'agression, fait très vite le tour de la maison d'édition, Anne Carrière. Beaucoup, autour de la jeune femme, semblent cependant minorer l'événement. «Le récit ne m'a pas semblé alors d'une aussi grande violence que celui qu'elle a livré, quelques années plus tard», confie un proche de Tristane Banon.


Avant de déconseiller à sa fille de porter plainte, sa mère, Anne Mansouret, qui gravite depuis toujours dans l'univers politique, décide de demander des comptes à l'intéressé. «Après ce jour de décembre 2002, j'ai récupéré ma fille bouleversée… raconte-t-elle. J'ai appelé Brigitte (Brigitte Guillemette, la deuxième épouse de DSK, NDLR), qui était déjà au courant, pour rencontrer Dominique Strauss-Kahn. Nous avons longuement discuté en tête à tête, dans un café. Il m'a expliqué que les gestes qui avaient pu être pris pour violents relevaient pour lui de l'ordre du stimulus… Il était déconcertant. Il ne pensait pas qu'il avait pu la traumatiser. Il m'a dit être sincèrement désolé. Un homme public incapable de se maîtriser, c'est dangereux.»


La conseillère générale de l'Eure explique encore s'être confiée à plusieurs de ses proches en politique et elle tentera d'obtenir des conseils au sein du PS. «Tout le monde savait que le comportement de DSK avec les femmes était un problème, lui-même le savait», insiste la mère.

«Absolument aucun souvenir» 

Tout au long de la décennie passée, le cas Tristane Banon a refait régulièrement surface dans les discussions, notamment lors de son passage chez Thierry Ardisson. «Mais quand cette histoire était évoquée, explique un élu PS d'Ile-de-France, on parlait d'une fille qui avait résisté à DSK.» «Aujourd'hui, un tel récit donnerait l'alerte, la parole des femmes est sans doute mieux entendue qu'hier», analyse Claude Bartolone. Quant à l'ancien premier ministre Laurent Fabius, il dit n'avoir «absolument aucun souvenir».


Vendredi, David Koubbi, avocat de Tristane Banon, a fait savoir que sa cliente refusait d'être «instrumentalisée par la justice américaine ou prêter quelque concours que ce soit afin que ces deux dossiers soient liés d'une manière ou d'une autre». Quant à une plainte en France, «notre décision est réservée à plus tard», a-t-il dit.


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