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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

LES 2 FEMMES GENDARMES TUEES : le suspect a reconnu les faits

 

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls s'est rendu sur les lieux du crime.
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls s'est rendu sur les lieux du crime. Crédits photo : BORIS HORVAT/AFP

Intervenant sur un différend lié à un cambriolage à Collobrières, une maréchal des logis-chef et une adjudante ont été tuées de plusieurs balles. Le principal suspect est passé aux aveux

L'homme mis en garde à vue après la mort de deux femmes gendarmes dimanche soir par balles dans le village de Collobrières (Var) a reconnu être l'auteur des coups de feu, selon le procureur. Les gendarmes ont été tuées dans le cadre d'une intervention pour régler un différend, à priori sans gravité.

L'homme de 30 ans a déjà été condamné par le passé pour infraction à la législation sur les stupéfiants et vols avec violences. Il était sorti de prison en septembre, après six ans d'incarcération, a précisé le procureur. La semaine dernière, le jeune homme avait été condamné à une peine de sursis-mise à l'épreuve pour violences commises sur sa mère.


Maçon de profession, il avait été interpellé vers 3 heures du matin, à proximité du village, par les effectifs d'une brigade territoriale. Il avait été placé en garde à vue et diverses analyses devaient déterminer s'il a agi sous l'emprise de l'alcool ou de la drogue.


Selon les premiers éléments de l'enquête confiée à la section de recherches de Marseille (Bouches-du-Rhône), un banal cambriolage commis dans cette commune de 2000 âmes est à l'origine du drame. Une femme, ayant appris que son sac avait été dérobé par un homme habitant au centre du village, a appelé son mari afin que ce dernier tente de le récupérer à l'amiable. Une violente dispute, suivi d'un pugilat, aurait éclaté au domicile du voleur présumé. À 22 h 12, une patrouille de la brigade de proximité de Pierrefeu-du-Var arrive sur place pour tenter de séparer les protagonistes. L'équipage est composé de deux militaires expérimentés: une femme maréchal des logis-chef et une adjudante de 29 ans.

L'adjudante, abattue de plusieurs balles dans le dos

Dans la bagarre, le voleur et tueur présumé, décrit comme un colosse de 1,80 mètre et pesant 90 kg, a alors assommé à coups de pieds la maréchal des logis-chef avant de s'emparer de son arme de service de, un SIG sauer pro 9 mm alimenté par une dizaine de munitions. Avec une froide détermination, il abat la gradée a priori de plusieurs balles en plein visage. Âgée de 35 ans, elle était mère de deux petites filles de 6 et 13 ans.

Quelques mètres plus loin, l'adjudante est à son tour mortellement touchée de plusieurs projectiles dans le dos alors qu'elle tentait de se mettre à l'abri dans une rue voisine. Le procureur a retenu dans ce second cas «une volontée de donner la mort par préméditation, donc l'assassinat.» Sans enfant, l'adjudante vivait maritalement avec un gendarme de Salon-de-Provence.

Le tueur présumé a pris la fuite à pied avec sa concubine. Près de 300 gendarmes ont quadrillé l'arrière-pays d'Hyères tandis qu'un hélicoptère équipé de moyens de détection a été projeté depuis la base de Satory (Yvelines) où se trouve le groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN). Alors que la zone était survolée par l'engin doté d'un puissant projecteur, Collobrières été entièrement bouclé et fouillé rue par rue.


En début de matinée, le village était partiellement «sanctuarisé» par un cordon de sécurité afin que les techniciens d'identification criminelle puissent procéder à un maximum de prélèvements de police scientifique.

Dans les annales de la gendarmerie, c'est la première fois que deux femmes militaires sont tuées dans une même opération. «Il n'est pas anormal que deux femmes gendarmes aient été envoyées sur ce type d'intervention, car, au sein de notre institution, personne ne songerait à faire le distinguo entre les sexes. Nous sommes tous gendarmes avant tout», précise un officier.

Déjà quatre gendarmes tués depuis le début de l'année

«C'est avec une très grande émotion que j'ai appris le meurtre de deux femmes gendarmes, cette nuit à Collobrières, a affirmé lundi matin le président François Hollande dans un communiqué. C'est une tragédie pour les familles et l'ensemble de la gendarmerie auxquelles j'exprime mon soutien et ma solidarité. À travers ce drame, c'est la République qui est atteinte».


Évoquant de son côté ce matin sur RTL «un choc immense au village et dans la gendarmerie», le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a observé que les faits étaient d'une «rare violence» dans le cadre de «quelque chose qui a mal tourné». L'hôte de la Place Beauvau s'est rendu à Collobrières, en compagnie du général d'armée Jacques Mignaux, directeur général de la gendarmerie nationale.

La gendarmerie, endeuillée par le décès de huit militaires en service en 2011, déplorait déjà deux morts en mission depuis le début de l'année. Ce nouveau drame alourdit donc le bilan à quatre morts pour le premier semestre.

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