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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

LE RETOUR DE NICOLAS SARKOZY A L'UMP, SON DISCOURS, SES PRISES DE POSITION

Nicolas Sarkozy, au siège de l'UMP, à Paris, lundi 8 juillet.

 

L'ex-président de la République a brisé, devant le bureau politique de l'UMP, le silence auquel il s'était astreint.

Tout le monde sur le pont. Près de six cents grands élus, personnalités du mouvement et cadres nationaux et départementaux participaient lundi en fin d'après-midi au bureau politique de l'UMP. Confronté à une grave crise financière, Jean-François Copé a convoqué l'instance en urgence. Mais plus que les dettes, c'est la présence de Nicolas Sarkozy qui a fait événement.


La réunion devait se dérouler à huis clos, mais les collaborateurs de l'ancien président de la République ont transformé l'allocution privée en discours public en en transcrivant une bonne part sur les réseaux sociaux. Et contre toutes les apparences, il a assuré que «ceci n'est pas une rentrée politique». «Le jour où je reprendrai la parole, ce sera pour parler aux Français», a-t-il ainsi expliqué aux personnalités présentes, mais aussi à ses 380.000 abonnés sur Twitter et aux téléspectateurs des chaînes d'information en continue. «Je ne veux pas m'engager, ce n'est pas mon souhait, a-t-il encore dit. Le jour où je voudrai, je vous préviendrai.»

Effets de chaud-froid

Tout au long de son allocution, l'ancien président de la République a réservé d'autres effets de chaud-froid à la plupart des ténors du parti. À Jean-François Copé lui-même, dès le début de son allocution.


Alors que quelques minutes plus tôt, dans un mot d'introduction, le président de l'UMP avait répété que «la décision du Conseil constitutionnel devait être respectée», Sarkozy a défendu exactement l'inverse. «Respecter les institutions, ce n'est pas en accepter toutes leurs décisions», a-t-il estimé en commentant le choix des Sages d'invalider son compte de campagne et de lui refuser le remboursement de 11 millions d'euros auquel il prétendait.

Un choix qui, à ses yeux, pose «la question du pluralisme démocratique». La tirade «a fait grimacer Alain Juppé», tenant d'une position de strict respect des institutions, raconte un témoin.

«Le jour où je reprendrai la parole, ce sera pour parler aux Français»

Sarkozy a également commenté devant ses principaux protagonistes la crise politique de l'élection à la présidence du parti en novembre dernier. «Toute division est intolérable, inacceptable, incompréhensible, a-t-il tancé. Se diviser, c'est s'affaiblir.» «Vous pouvez compter sur moi chaque fois qu'il y en aura besoin, a-t-il expliqué. Mais ce n'est pas le moment d'une présidentielle. Parce qu'il y a quelque chose d'indécent à parler de ce rendez-vous alors que les Français souffrent tant.»


S'il s'est déclaré «heureux de retrouver»François Fillon, Nicolas Sarkozy ne pouvait être plus clair à l'égard de son ancien premier ministre, en lice pour la présidentielle de 2017. Ou de Xavier Bertrand, qui a expliqué être prêt à l'affronter dans le cadre de la primaire de 2016 pour désigner le candidat de l'UMP à l'Élysée. «J'ai vu que l'idée de progrès était reprise par un certain nombre d'entre vous et je vous en remercie», a-t-il également ironisé alors que le thème est aujourd'hui au centre des discours de Fillon et de Copé.

Réservé sur le principe de précaution

Nicolas Sarkozy n'a pas oublié non plus la génération suivante. Laurent Wauquiez et Bruno Le Maire, par exemple, qui se font les champions de la transparence politique ou de l'exemplarité des élus. «Faire de la politique, c'est l'engagement le plus difficile et le plus noble, a-t-il lancé. Ne critiquez pas, vous, les hommes et les femmes politiques.

Les autres le font suffisamment.» Il a également exprimé toutes ses réserves concernant la mise en place du principe de précaution - «détourné comme un principe qui interdit» -, l'un des chevaux de bataille de son ancienne ministre de l'Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet.

«Je ne veux pas me restreindre à être simplement de droite »

À la candidate pour les municipales à Paris et aux autres, Nicolas Sarkozy a également donné un conseil. «Pensez à vous ouvrir. La rétractation, c'est la mort d'une famille politique. C'est comme cela que l'on gagne les grandes villes», a-t-il expliqué. «Même quand j'étais jeune, je n'étais pas de gauche. Mais je ne veux pas me restreindre à être simplement de droite», a-t-il expliqué alors que le débat sur la «droitisation» continue d'agiter l'UMP.


Un discours qui a laissé plus d'un participant «hébété». «C'était une réunion publique non identifiée, estime un ancien ministre. À l'évidence, son discours s'adressait moins aux cadres et aux élus qu'aux militants qui l'attendaient devant l'UMP.»

 

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