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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

LE RECUL DU GOUVERNEMENT SUR LES PIGEONS SEME LE TROUBLE AU PS !

 

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Après la fronde des chefs d'entreprise, le ministre de l'Économie Pierre Moscovici a annoncé, le 4 octobre, des modifications dans la taxation des plus-values de cessions d'entreprises 

  Certains socialistes s'inquiètent de couacs à répétition au sommet de l'État.

Et si les «pigeonnés» n'étaient pas ceux qu'on croit? La question est posée par certains au PS, après le subit recul du gouvernement face à la fronde des «pigeons» ces créateurs d'entreprises qui redoutaient de devoir verser 60 % de leurs plus-values à l'État en revendant leur affaire.

Après trois jours de guérilla, notamment sur les réseaux sociaux, le gouvernement a fait machine arrière. «Quand les mesures sont mal calibrées, il faut avoir un dialogue et éventuellement une correction», a reconnu le ministre de l'Économie, Pierre Moscovici. Lundi sur France 2, le ministre de Budget, Jérôme Cahuzac, n'a pas exclu de nouvelles concessions. Selon lui, la correction de la mesure coûtera «plusieurs centaines de millions d'euros» à l'État.


Sans surprise, ce recul a été vivement critiqué par la gauche de la gauche, le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon ironisant sur «un mauvais signe pour les salariés et un bon signe pour le Medef». Plus inquiétante pour le gouvernement, cette décision a été tout aussi mal vécue au PS, où certains jugent sévèrement un exécutif semblant naviguer à vue, y compris sur les dossiers lourds.

Rapporteur du budget à l'Assemblée, Christian Eckert a posté ce week-end sur son blog un billet incendiaire, intituté« Bientôt on écrira la loi sur Internet…»«Des jeunes patrons habiles en communication et ayant des carnets d'adresses bien fournis ont réussi à se faire passer comme des pauvres victimes, écrit-il.

Avant même que l'Assemblée n'ait tenu la moindre séance de travail (…), le gouvernement a donné l'image de reculer.» Le député, qui redoute que ce recul n'ouvre la boîte de Pandore, poursuit: «La loi doit-elle se faire sous la pression de la rue, de la presse, ou des internautes?»


Un agacement partagé par la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann (PS, aile gauche), qui critique «l'impréparation technique et politique» du gouvernement. «Cette affaire a été gérée en catimini, note-t-elle. Il n'y a aucune lisibilité de la stratégie fiscale par rapport aux entreprises. Il n'y a aucune réflexion politique en amont. Une réforme n'est pas seulement technique, elle doit être aussi politique. Sinon, le gouvernement se rend vulnérable à toutes les pressions. Là, il cède en rase campagne, alors que la solution aurait pu être trouvée au Parlement.»


Classé à droite du PS, Christophe Caresche ne dit pas autre chose. «L'un des sujets où nous étions supposés être le plus au clair, c'était la réforme fiscale! Or, même là-dessus, il y a des hésitations. C'est un peu désespérant», soupire le député de Paris, qui juge que le budget a été élaboré «de manière confidentielle». «Leur obsession, c'était qu'il n'y ait ni fuite ni polémique, avant les annonces, analyse-t-il. Le résultat, c'est qu'on a des polémiques après…» «Il y a un vrai problème de méthode, regrette un autre député PS. On découvre ce budget à la dernière minute, on nous déconseille de déposer le moindre amendement, car cela coûte cher, et là, on cède pour des millions d'euros!»

Mouvement citoyen

Ce recul a troublé aussi les militants PS, qui redoutent les fragilités d'une politique sous le joug de la rigueur. «Les militants sont déchaînés contre ce recul! Si deux millions de chômeurs font de l'agitation sur Facebook, on leur donnera satisfaction?, s'agace un militant venu assister samedi à une réunion parisienne. Quelle faiblesse quand on a fait campagne contre le monde de l'argent!»


Au gouvernement, on fait le dos rond. Si Jérôme Cahuzac a reconnu une erreur de pédagogie, Jean-Marc Ayrault a évoqué une simple «correction». «Ce n'est pas un recul, défend un ministre du pôle Bercy. Après concertation, le gouvernement s'est aperçu que le curseur sur les plus-values de cession était mal ajusté.

C'est l'une des vertus de la démocratie…» Ce qui devrait ne pas tomber dans l'oreille d'un sourd… Le mouvement des Pigeons a déjà fait des émules. Sur Twitter, un groupe baptisé «On n'est pas des buses» réclame l'application rapide du non-cumul des mandats. «Ils ont rebondi sur ce mouvement citoyen, note Christophe Rossignol, élu écologiste de la région Centre. Parce que ce fut un vrai succès!»

 

Allez Ciao, je vous laisse, je m'envole !!!

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