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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

LE PEN RELAXE POUR LES AFFICHES CONTROVERSEES DU FN

 

L'affiche diffusée par le mouvement «jeunesse» du FN pendant la campagne des régionales de mars 2010.
L'affiche diffusée par le mouvement «jeunesse» du FN pendant la campagne des régionales de mars 2010.

Le président du Front national était poursuivi par des associations anti-racisme pour des affiches de campagne intitulées «Non à l'islamisme» sur fond de drapeau algérien.

Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé jeudi le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, qui était poursuivi pour incitation à la haine envers la population musulmane, par le biais d'affiches de campagne intitulées «Non à l'islamisme». Le tribunal a considéré que l'eurodéputé et conseiller régional de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) n'était pas l'auteur de ces pancartes diffusées en février dernier sur plusieurs sites Internet liés au Front national, et encore moins le directeur de publication de ces sites.


Ces affiches avaient été diffusées par le mouvement «jeunesse» du FN d'abord en région PACA, puis sur plusieurs sites Internet, lors de la campagne des élections régionales. Elles représentaient une femme intégralement voilée à côté d'une carte de France recouverte du drapeau algérien et sur laquelle se dressaient sept minarets en forme de missiles.


Mi-mars, le juge des référés du tribunal de Marseille, saisi par la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), avait condamné le Front national à retirer toutes ses affiches dans un délai de 24 heures. Satisfait de cette décision, la Licra avait toutefois décidé de poursuivre Jean-Marie Le Pen devant la justice parisienne pour provocation à la haine envers une religion, avec le soutien de SOS Racisme.

 

«Un procès d'intention»

Lors de l'audience du 28 octobre dernier, l'avocat du FN, Me Wallerand de Saint-Just, n'avait cessé de rappeler que l'affiche litigieuse disait «Non à l'islamisme», mais pas «Non à l'islam». «C'est un procès d'intention à M. Le Pen!», s'était-il indigné, en se faisant le chantre de la religion musulmane: «Vouloir vous faire dire dans votre jugement que l'islamisme, c'est la même chose que l'islam, c'est un scandale!». «C'est trop facile de dire qu'on ne vise pas les musulmans parce qu'on y a inscrit ‘islamisme'», avait répliqué l'un des avocats de SOS Racisme, Me Antonin Lévy. Sur cette affiche, «est-ce qu'on voit le terrorisme, est-ce qu'on voit al-Qaida, est-ce qu'on voit Ben Laden? Non!».


Stigmatisant «la violence» de l'affiche, dont le seul but était de «susciter un sentiment de peur et de rejet dans l'électorat français», la représentante du ministère public avait elle aussi dénoncé «l'assimilation trompeuse entre islamisme et islam». La procureure avait requis un an d'inéligibilité, deux mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende contre Jean-Marie Le Pen.

 

Cette décision heureuse compense les décisions hallucinantes prises par d'autres juges au sujet des prises d'armes en banlieue.

bravo

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