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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

LE NOUVEL AVERTISSEMENT DE COPE A BORLOO POUR 2012

 d'après www.lefigaro.fr


Jean-François Copé : «J'ai fait le choix de m'engager à fond derrière Nicolas Sarkozy pour gagner 2012. Je mets le parti en ordre de marche !»
Jean-François Copé : «J'ai fait le choix de m'engager à fond derrière Nicolas Sarkozy pour gagner 2012. Je mets le parti en ordre de marche !» Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro

INTERVIEW - Le secrétaire général de l'UMP estime qu'«un coup de pouce au pouvoir d'achat viendra du déverrouillage des 35 heures».

LE FIGARO. - La Cour des comptes, qui a produit un rapport critique sur le bilan de la politique de sécurité, voit son impartialité mise en cause par Claude Guéant . Qu'en pensez-vous ?

Jean-François COPÉ. - Il y a un manque certain d'objectivité dans ce rapport de la Cour des comptes, qui comprend de nombreuses erreurs factuelles et reprend des analyses idéologiques très contestables. Claude Guéant est donc tout à fait dans son droit quand il conteste les grandes lignes de ce rapport. Entre 1997 et 2002, l'insécurité a augmenté de 15 % sous Lionel Jospin. Depuis 2002 et le retour de la majorité au pouvoir, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, l'insécurité globale a au contraire baissé de 17,5 %. Si la lutte contre la délinquance est un éternel recommencement, ces chiffres montrent bien l'efficacité de notre action comparée au laxisme de la gauche.


Comprenez-vous que la sortie des 35 heures ne fasse pas l'unanimité ?

Si nos propositions ne suscitaient pas de débat, alors oui, je m'inquiéterais. À l'UMP, je suis le garant de la liberté totale de discussion. Après, il appartiendra au président de la République de choisir, le moment venu, ce qu'il voudra retenir dans son programme. Nous avons le devoir de traiter de tous les sujets qui préoccupent les Français.


Mais la ligne arrêtée par l'UMP est la fin des 35 heures…

Je ne peux pas continuer à entendre que les 35 heures «c'est une catastrophe» mais que l'on ne peut pas y toucher au prétexte que c'est un marqueur. Il faut atterrir ! Ou bien on est pour et on les garde telles quelles. Ou bien on est contre et on trouve des solutions. La loi Tepa de 2007 fut une énorme avancée. Le projet novateur d'Hervé Novelli, que je soutiens, regorge de solutions. Nous proposons, comme chez nos partenaires européens, que la loi fixe les grands principes et confie la négociation aux branches. La situation n'est pas la même dans l'hôtellerie, le BTP ou le numérique. Il faut savoir faire confiance aux partenaires sociaux.


Pour certains, la TVA sociale permettra un gain de pouvoir d'achat. Pour d'autres, un allégement des cotisations patronales. Quelle est votre position ?

Le rôle des entreprises, soumises à une forte concurrence, est-il de financer notre politique familiale ? La TVA antidélocalisation est une piste de débat si elle permet, comme en Allemagne, d'alléger le coût du travail en transférant, par exemple, les cotisations familiales sur une assiette plus large. Le coup de pouce au pouvoir d'achat, lui, viendra naturellement si l'on poursuit le déverrouillage des 35 heures : on sera payé 36 heures pour 36 heures de travail, 37 pour 37 heures de travail. Beaucoup de salariés ne gagneraient-ils pas à échanger des heures supplémentaires aléatoires dépendant de la conjoncture contre une durée du travail un peu plus longue mais sécurisée ?


La réforme des retraites votée en 2010 est censée garantir la pérennité du système jusqu'en 2020. Pourquoi, dès lors, augmenter la durée de cotisation ?

C'est une application stricte de la loi Fillon de 2003 qui prévoit que toute augmentation de la durée de vie a un effet automatique sur la durée de cotisation. Ce n'est pas une nouveauté. Sur ce point, je soutiens totalement Xavier Bertrand.


L'UMP est-elle prête pour 2012 ?

Il faut faire preuve d'humilité. Depuis janvier, les ré-adhésions ont augmenté de 8 % et les nouveaux adhérents ont augmenté de 30 %. J'ai fait le choix stratégique de multiplier les conventions UMP et elles créent le débat en France, dans chacune de nos fédérations. Nous avons lancé une grande consultation auprès des 450 000 adhérents et anciens adhérents, dont nous livrerons les résultats en septembre. De son côté, le PS est obnubilé par sa primaire et ne travaille pas. Il n'a pas une seule proposition de fond en dehors de ce projet à l'eau tiède décalé des exigences du monde d'aujourd'hui et de demain.


Le jour où il se déclare candidat, Jean-Louis Borloo devient-il un concurrent, un adversaire ou un ennemi ?

Rien de tout cela ! Je continuerai inlassablement de l'inviter à ne pas avoir la mémoire qui flanche et à songer, tous les jours en se rasant, au fait que le «21 avril» n'est pas réservé seulement à l'histoire de la gauche française.


Que pensez-vous de la rivalité entre François Baroin et Bruno Le Maire ?

Ce fut un moment de tension. Tout cela est très humain. L'ambition personnelle n'est pas une maladie honteuse. A fortiori quand elle est au service de l'intérêt général et de la passion de la France. Mais mes amis ont su dépasser leurs déceptions et François et Bruno ont été suffisamment intelligents et ouverts pour se parler. Nous nous sommes tous retrouvés mercredi autour d'un dîner, avec Valérie Pécresse, Luc Chatel et Christian Jacob. Ceux qui pouvaient espérer secrètement que notre amitié éclate en sont pour leurs frais. Nous avons surmonté ce moment.


Vous arrive-t-il de parler ensemble de l'après-2012 ?

Nous n'en avons jamais parlé. Cela étant, personne n'ignore la flamme qui m'anime au service de notre pays.


Vous êtes depuis plus de six mois à la tête de l'UMP, est-ce une chance pour votre ambition présidentielle ?

J'ai fait le choix de m'engager à fond derrière Nicolas Sarkozy pour gagner 2012. Je mets le parti en ordre de marche ! J'entends encore les voix amicales de ceux qui me disaient que la fonction de secrétaire général de l'UMP était impossible, ingrate et difficile. En fait, ma mission est passionnante. C'est une chance extraordinaire d'aller au plus près des Français et de leurs attentes, d'animer une équipe pour faire du débat d'idée sans tabou et sans complexe, d'aller à la rencontre de milliers de militants qui ont envie de se battre pour nos valeurs. Vraiment, être à la tête de l'UMP est une tâche passionnante.


Quel message allez-vous adresser aux militants de l'UMP à Maussane demain ?

Ce sera notamment une adresse aux jeunes Françaises et aux jeunes Français que j'exhorte à renouer avec l'esprit de conquête.

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