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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

LA PRIMAIRE DU PS, UNE CAMPAGNE INEDITE !

S'ils le souhaitent, j'aiguiserai leurs couteaux !

 

En crise de leadership depuis la défaite de Lionel Jospin en 2002 et celle de Ségolène Royal en 2007, le PS compte sur la primaire pour donner une légitimité à un nouveau champion.

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Pour la première fois, un parti politique, en France, organise une primaire ouverte pour désigner son candidat à la présidentielle. Le 9 octobre prochain, les électeurs qui participeront au vote (tout le monde peut le faire) auront le choix. Martine Aubry, François Hollande, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal et Manuel Valls ont déposé leurs candidatures. Le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet, voudrait le faire mais le doute subsistait encore mardi soir.


Mais avant d'être officielles, ces candidatures doivent encore être validées par la «haute autorité» chargée du bon déroulement du scrutin. Celle-ci doit vérifier que chacun a rempli les conditions de parrainage nécessaires. Elle devrait annoncer «avant le 20 juillet» la liste définitive des prétendants. Il y a encore deux mois, le nom d'un seul semblait devoir s'imposer pourtant: Dominique Strauss-Kahn!


Le scrutin est à haut risque. En crise de leadership depuis la défaite de Lionel Jospin en 2002 et celle de Ségolène Royal en 2007, le PS compte sur la primaire pour donner une légitimité à un nouveau champion. À condition de maîtriser le processus.


Mardi, le «comité d'organisation de la primaire» a poursuivi son lent travail. Le code électoral des primaires a été examiné en détail. Les participants ont aussi longtemps discuté de la publicité à donner aux parrainages de soutien. Évidemment, c'est l'avantage des favoris, mais la faiblesse des «petits candidats» qui ont eu du mal à les réunir. «Il faut qu'il n'y ait rien d'insultant pour personne», demande un membre du comité.


Les socialistes sont pris d'un vœu contradictoire: ils veulent éviter les déchirements fatidiques mais tout le processus pousse les uns et les autres à s'affronter. Pour l'instant, ils s'y tiennent. «Je ne dirai rien sur mes concurrents» est devenu l'une des phrases fétiches des candidats. «Je souhaite que la primaire soit empreinte de respect», a demandé mardi François Hollande. Les candidats sauront-ils s'y tenir? Les attaques se font par allusion pour l'instant.

« Dernière chance » 

«Chacun a la volonté de se maîtriser», assure un proche du député de Corrèze. Les socialistes veulent gagner, souligne de son côté Claude Bartolone, qui soutient Aubry. «Ils sont compris que c'était la dernière chance pour cette génération de parvenir au pouvoir», explique le député de Seine-Saint-Denis. Mais l'opposition entre Hollande et Aubry est ancienne et profonde. D'ailleurs, ils ne se parlent quasiment pas.


Une nouvelle réunion du comité d'organisation des la primaire, la semaine prochaine, abordera la question de l'organisation de l'université d'été de La Rochelle et des débats durant la période de campagne. À La Rochelle, les candidats devraient s'exprimer chacun lors de grandes réunions thématiques différentes. Ségolène Royal ne prononcera pas le discours d'ouverture, Martine Aubry ne conclura pas. En ce qui concerne les débats, aucun face-à-face n'est prévu. Des «grands oraux» où les candidats seraient interrogés tour à tour sont envisageables. Les dirigeants du PS n'ont pas encore décidé combien.


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