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JULIEN DRAY TIRE A VUE SUR SES "CAMARADES" SOCIALISTES

Publié le par Stella Vidal

ça va encore fumer au PS !!!

(d'après lefigaro.fr)

«Un jour où l'autre on se retrouvera», menace Julien Dray, à l'attention de certains responsables socialistes. Crédits photo : AFP

«Un jour où l'autre on se retrouvera», menace Julien Dray, à l'attention de certains responsables socialistes.

VIDÉO - Dans une vidéo, le député de l'Essonne, blanchi par la justice, dézingue littéralement certains de ses camarades parmi lesquels Harlem Désir, Jean-Christophe Cambadélis ou Arnaud Montebourg.

Blanchi par la justice et désormais tête de liste du PS pour les régionales en Essonne, Julien Dray continue de taper sur son parti. Après avoir, en décembre, épinglé la direction du PS, coupable à ses yeux de ne pas l'avoir soutenu alors qu'il était l'objet d'une enquête pour «abus de confiance», le député de l'Essonne flingue encore.

Dans une vidéo de près de 10 minutes (voir ci-dessous), mise en ligne ce week-end par son ami, le conseiller municipal de Noisy-le-Sec (PS), Nasser Ferradj*, Dray commence par épingler nommément deux journalistes du Monde et de Libération. Alors que les médias faisaient état de révélations jugées accablantes à son égard, Dray s'étonne encore : «Ça ne veut rien dire, ces chiffres n'ont aucun sens. Il s'agit d'agglomérats de mouvements bancaires que la loi m'oblige à faire ...». Le député de l'Essonne dénonce, de la part de certains titres de presse, une volonté de «régler des comptes».

Puis vient l'heure de la distribution des bons ... et surtout des mauvais points. Premier sur la liste, Harlem Désir. Le député européen a longtemps été un proche de Dray. Aujourd'hui, il fait partie de ceux qui ont rompu avec lui, pour, explique Dray, «des problèmes individuels», «des problèmes d'enfants gatés». Le vice-président du conseil régional d'Ile-de-France règle donc ses comptes purement et simplement sans même se justifier par l'attitude de tel ou tel au moment de sa «traversée du désert». «Pour Harlem Désir, c'est parce qu'il n'avait pas été nommé au poste de secrétaire national du PS qu'il espérait. Et j'étais sur mon lit d'hôpital en train de mourir qu'il venait me dire : 'Tu comprends, je ne suis pas secrétaire national, c'est un scandale (...)'. Et maintenant il est devenu le porte-flingue de Delanoë. Tu parles d'une trajectoire. Ça me fait de la peine parce que c'est un garçon de grande qualité. Mais il s'est enfermé dans un rôle d'apparatchik du parti». Autrefois «rigide», «on l'a fait évoluer», ajoute Dray.

 

Dans la foulée, d'autres en prennent pour leur grade : Laurence Rossignol, secrétaire nationale à l'environnement au PS, coupable d'un «caca nerveux» pour des problèmes d'égo, et qui fait «de temps en temps des déclarations qui ne marquent pas, c'est le moins qu'on puisse dire». Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire, «qui s'est comporté de manière honteuse», quand Dray affrontait la tempête ou Jean-Christophe Cambadélis, qui a «disparu de la circulation». «Il a un problème avec sa conscience», dit Dray.

 

Plus proche de Robert Hue que de la direction du PS

A contrario, Julien Dray salue «des dirigeants de valeur», citant le député-maire d'Evry, Manuel Valls, et l'eurodéputé Vincent Peillon, «courageux dans cette affaire». Mention spéciale enfin à Robert Hue. Aujourd'hui, Dray se dit même plus proche de l'ancien patron du PCF, qui a récemment créé le Mouvement unitaire progressiste, que de la direction du PS. Fin décembre, Julien Dray avait déjà salué le fondateur du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, de manière appuyée. Quant à la direction du PS, il l'invite à se tourner vers la stratégie de l'union de la gauche. Sinon, elle deviendra «un obstacle qu'il faudra surmonter».

Finalement, ses ennuis judiciaires ont permis à Dray d'effectuer un écrémage pour séparer les bons et les mauvais amis. Le message adressé à ces derniers est clair : «Un jour où l'autre on se retrouvera. Qui crache en l'air a toujours le crachat qui lui retombe dessus».

Cité par Le Parisien-Aujourd'hui en France, Harlem Désir a réagi à ces propos invitant son ancien «pote» de SOS Racisme à redevenir «le grand militant qu'il a été». Mise en cause, la journaliste du Monde Sylvie Zappi s'est expliquée dans plusieurs médias (France Info et Marianne2.fr) disant «assumer complètement» ses huit années à la LCR. «C'est risible de faire un retour 20 ans en arrière pour critiquer un article». Elle se défend d'avoir voulu écrire un papier à charge : «C'est un article que j'ai écrit au mois de juillet, et qu'on a mis du temps à mettre en ligne car on ne voulait pas en rajouter tant que le parcours judiciaire de Julien Dray n'était pas terminée», a-t-elle précisé sur France Info.

* Nasser Ferradj est l'ancien président de SOS Racisme Ile-de-France (Julien Dray est l'un des fondateurs de SOS Racisme) et l'ancien porte-parole du mouvement lycéen Fidl.


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