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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

JORDANIE, SYRIE, YEMEN ... LA "CONTAGION" SE POURSUIT

 

Des étudiants tunisiens ont manifesté mardi dans la capitale.
Des étudiants tunisiens ont manifesté mardi dans la capitale. Crédits photo : LOUAFI LARBI/REUTERS

Alors que plusieurs centaines de milliers de manifestants défilent au Caire, les régimes voisins sont en proie à la contestation. Le roi Abdallah de Jordanie a nommé un nouveau premier ministre.

L'onde de choc partie de Tunisie continue de faire trembler les régimes arabes. En écho à la contestation qui a eu raison du régime de Ben Ali et fait vaciller Hosni Moubarak, la Jordanie, aux prises avec l'une des pires récessions économiques de son histoire, traverse une période de tensions politiques. Après deux semaines de protestations, le roi Abdallah a voulu lâcher du lest ce mardi en nommant au poste de premier ministre Marouf Bakhit, son ancien conseiller militaire, en remplacement de Samir Rifaï, dont des manifestants réclamaient ces derniers jours la démission.

 

Des manifestants anti-Moubarak devant l'ambassade d'Egypte à Amman, en Jordanie.
Des manifestants
anti-Moubarak devant l'ambassade d'Egypte à Amman, en Jordanie.  

Il espère que la nomination de Marouh Bakhit, ancien premier ministre de 2005 à 2007, calmera la rue en Jordanie, où il jouit d'une grande popularité. Mais le choix du roi Abdallah a été immédiatement critiqué par les islamistes. Le Front de l'Action Islamique (FAI), principal parti d'opposition en Jordanie estime que «Maarouf Bakhit n'est pas un réformateur». «Il n'est pas l'homme pour diriger la période transitoire et pour sortir de la crise qu'endure la Jordanie», selon un membre du comité exécutif du FAI, qui promet la poursuite des manifestations à travers le royaume.


En Tunisie, la situation reste tendue plus de deux semaines après la chute de Ben Ali. Des centaines de manifestants se sont rassemblés mardi matin à Kasserine, dans le centre du pays. Ils exigeaient une solution urgente pour mettre fin à une situation jugée «chaotique et instable». Ils réclamaient notamment la punition des «malfaiteurs» qui se sont livrés lundi à des pillages et saccages. Les manifestants ont été dispersés par l'armée.


A Carthage, dans la banlieue de Tunis, l'armée a procédé mardi à des tirs de sommation pour disperser des bandes de jeunes qui s'en sont pris à deux écoles. Personne ne semble avoir été blessé dans ces incidents. Lundi soir, une synagogue été incendiée par des inconnus dans le sud-ouest du pays, ont indiqué mardi plusieurs responsables de la communauté juive qui ont demandé une protection accrue aux autorités.


Le gouvernement de transition se réunissait mardi pour la première fois depuis son remaniement du 27 janvier. Le ministre de l'Intérieur Farhat Rajhi devait faire un point sur la sécurité et annoncer la reconduction du couvre-feu, en vigueur depuis le 13 janvier.


En Algérie, une grande marche dans la capitale est prévue le 12 février pour demander le «départ du système» Bouteflika et la levée de l'état d'urgence, en vigueur depuis 19 ans. La journée de mardi est surtout marquée par la grève du personnel paramédical, qui réclame une hausse de salaire. Suivi à plus de 90%, le mouvement a provoqué l'arrêt de nombreux services dans les hôpitaux et les polycliniques. Seules les urgences fonctionnent normalement. Le personnel de l'éducation a appelé de son côté à un rassemblement devant le ministère. Les chômeurs prévoient pour leur part le 6 février un mouvement de protestation devant le siège du ministère du Travail, où ils comptent déposer une plate-forme de revendications.


Au Yémen, le président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, est confronté à des protestations populaires depuis la mi-janvier. Mardi, il a convoqué le parlement et le conseil consultatif à une réunion qui se tiendra mercredi, au cours de laquelle il devrait prendre la parole. Une tentative de négociation à la veille d'une «Journée de colère» organisée jeudi à l'appel de l'opposition. Le parti au pouvoir, le Congrès populaire général (CPG), a également appelé ses partisans à des manifestations le même jour pour contrer l'opposition.


En Syrie, où la situation était jusqu'alors restée calme, un appel à manifester vendredi après-midi contre la «monocratie, la corruption et la tyrannie» du régime de Bachar el-Assad a été lancé sur Facebook, dont l'accès est pourtant bloqué. Un groupe, qui a réuni plus de 7.800 membres mardi, a lancé un appel à manifester sous le slogan de «la Révolution syrienne 2011». Il invite les jeunes à participer à «la première journée de la colère du peuple syrien et de rébellion civile dans toutes les villes syriennes». «Vous ressemblez aux jeunes de Tunisie et d'Egypte. Haussez la voix d'une manière pacifique et civilisée, car exprimer ses opinions est garanti par la Constitution», indique le groupe dans un communiqué.


Au Qatar, au Liban, en Bosnie, en Grèce, en Allemagne, en Thaïlande et aux Philippines, des manifestants se sont rassemblés devant les ambassades égyptiennes pour protester contre le régime de Hosni Moubarak.


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