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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

Fillon, impôts, retraites, antisarkozysme : Sarkozy répond

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Pourquoi garder Fillon ?

 

Le président a affirmé que François Fillon était "le meilleur Premier ministre de la France" et qu'il y avait une "grande confiance" entre eux, parlant d'une relation sans "aucun nuage".  "J'ai beaucoup réfléchi à ces questions, les questions de personnes sont toujours des choix qui demandent d'y penser", a déclaré le chef de l'Etat deux jours après l'annonce du nouveau gouvernement. "Si j'ai demandé à François Fillon de continuer, c'est parce que j'ai une grande confiance en lui, parce qu'il est très compétent, parce que nous travaillons ensemble sans aucun nuage depuis des années", a-t-il ajouté, affirmant avoir fait ce choix "avec conviction".
 
Pourquoi ce gouvernement ?


Nicolas Sarkozy a déclaré que le gouvernement de François Fillon issu du remaniement n'était "pas un gouvernement partisan", mais un "gouvernement resserré". "Je reste convaincu qu'il faut s'ouvrir, ce n'est pas un gouvernement partisan, c'est un gouvernement resserré", a affirmé le chef de l'Etat. "Et naturellement, à partir du moment où il y a moins de ministres, il y a moins de représentants de toutes les formations politiques.


Pourquoi se séparer de Woerth ?


"Eric Woerth a estimé qu'il lui serait plus facile de se défendre dans l'affaire Bettencourt s'il n'était plus ministre, a déclaré mardi Nicolas Sarkozy. "Lui-même m'a dit qu'il serait plus simple pour lui de se défendre s'il n'était plus ministre, parce que quand on n'est plus ministre à la sortie du bureau du juge, il y a une caméra. Quand on est ministre il y en a cent", a-t-il dit sur TF1.


Un avion présidentiel trop cher ?


Nicolas Sarkozy a affirmé que le nouvel avion du gouvernement, surnommé "Air Sarko One", ne prêtait pas "à scandale", prenant par ailleurs "les paris" que ses successeurs trouveraient "ce choix excellent". "M. Jospin et M. Chirac s'étaient acheté deux avions, c'étaient deux avions  parfaits sauf qu'ils peuvent faire à peine la traversée de l'Atlantique (...) et qu'ils ne peuvent pas, sans faire des escales, aller partout où un chef de l'Etat français doit aller", a déclaré M. Sarkozy. En conséquence, "nous avons pris la décision de vendre deux avions et d'en acheter un. Deux avions (Airbus) 319 pour en acheter un, d'occasion, 330, y  a-t-il matière à scandale pour cela?", a-t-il questionné."Je suis prêt à prendre tous les paris (...) que ceux qui me succéderont  trouveront que ce choix est excellent", a encore affirmé le chef de l'Etat.


Quelle réforme des impôts ?


Nicolas Sarkozy s'est dit implicitement favorable à la suppression du bouclier fiscal et de l'ISF, en évoquant la création à leur place d'un nouvel impôt sur les revenus et plus-values du patrimoine, dans le cadre d'une réforme de la fiscalité en juin 2011. "L'idée c'est d'engager un vaste débat pour prendre une décision au printemps prochain qui permettrait d'harmoniser la fiscalité française et la fiscalité allemande, parce que je ne veux plus de délocalisations, parce que je souhaite qu'on garde des industries en France", a dit le chef de l'Etat lors d'une interview à la télévision. Pour cela, il a annoncé la création d'"un nouvel impôt sur le patrimoine dont l'idée est la suivante: l'erreur faite dans les années passées c'était de  taxer le patrimoine alors qu'il vaut mieux taxer les revenus du patrimoine et les plus values du patrimoine".


Quelle réforme de la dépendance ?


Nicolas Sarkozy a annoncé une "grande consultation" durant six mois sur une réforme de la dépendance et des "décisions à l'été 2011", pour une loi qui suivra à l'automne. "C'est un engagement: après avoir réformé les retraites et garanti le revenu des retraités, je souhaite que nous réformions la dépendance", a-t-il déclaré. "Nous allons organiser une grande consultation qui va durer six mois avec les conseils généraux, qui sont une partie des financeurs de l'APA (Allocation personnalisée d'autonomie, ndlr), avec les associations de personnes âgées, avec les forces syndicales, pour voir comment nous pouvons faire face au déficit de financement qui est colossal", a poursuivi le président.


Le chômage va-t-il baisser ?


Nicolas Sarkozy a assuré que la lutte contre le chômage était l'objet d'un "engagement total" du gouvernement et que la reprise économique devrait lui permettre de reculer l'an prochain. Le chef de l'Etat a annoncé en outre un projet de généralisation des contrats de transition professionnelle pour les licenciés économiques et de doublement des contrats de formation en alternance pour favoriser l'emploi des jeunes. "Le chômage reculera l'année prochaine. L'économie repart, est en train de repartir, on peut s'en sortir", a-t-il dit, ajoutant : "On a les moyens de bien faire, il n'y a pas de fatalité, je ne pense pas qu'on a tout essayé contre le chômage c'est un engagement qui sera total du gouvernement".


Une réforme de la justice avec des jurés populaires ?


Nicolas Sarkozy a exprimé sa volonté de "rapprocher le peuple des magistrats", en adjoignant des "citoyens" aux juges pour prendre les décisions de libérations conditionnelles, et en introduisant des jurés populaires en correctionnelle. Le chef de l'Etat avait émis en septembre l'idée de jurés populaires dans les tribunaux correctionnels, après la relance du débat sur la récidive consécutif au meurtre d'une joggeuse près de Lille par un homme déjà condamné pour viol. Il avait alors observé que les sanctions étaient "en général moins lourdes lorsqu'elles étaient rendues par des magistrats professionnels", "Je crois qu'il ne serait pas maladroit d'imaginer un système, pour les délits les plus graves, dans des conditions que le garde des Sceaux débattra, où il y ait matière à faire entrer des jurés populaires dans les tribunaux correctionnels", a-t-il confirmé. Actuellement, les jurés populaires ne siègent que dans les cours d'assises, qui jugent des crimes, alors que les délits sont jugés en correctionnelle par des magistrats professionnels.

Espionnage des journalistes ?

 

Nicolas Sarkozy a assuré que "jamais, à aucun moment, d'aucune façon", il ne se préoccupait "d'espionner des journalistes", à propos des soupçons de surveillance policière de la presse dans l'affaire Bettencourt-Woerth. "Jamais, à aucun moment, d'aucune façon, je me préoccupe de près ou de loin, des téléphones, des lieux et des rencontres des journalistes français", a affirmé le chef de l'Etat. Interrogé pour savoir s'il estimait possible que des services de police aient pu violer la loi, Nicolas Sarkozy a répondu: "Non. Je ne l'imagine pas, je ne le crois pas et de surcroît, cela ne servirait à rien parce que tout se sait et parce que ce qu'un journaliste pense, il l'écrit." Interrogé sur l'affaire de vols d'ordinateurs et de documents de journalistes du Monde, de Mediapart et du Point, enquêtant sur l'affaire Bettencourt: "Pourquoi me concernerait-elle? Vous voulez que je m'en occupe? De savoir si un de vos confrères a perdu son portable ou son ordinateur ou s'il se  l'est fait voler ?"


G20 et système monétaire


On ne peut plus rester dans cette pagaille monétaire qui est extraordinaire", a-t-il dit. "Il faut un nouveau système monétaire international", a-t-il répété. Le chef de l'Etat a confirmé que la Chine, acteur central du dossier, avait donné son accord pour l'organisation, au printemps 2011, d'un séminaire sur la question des monnaies, qu'il ira "présider (lui)-même avec les Chinois pour essayer d'avancer dans cette direction". Il a ajouté qu'il aborderait le dossier lors de sa rencontre mercredi  après-midi à l'Elysée avec le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn.


DSK en 2012 ?


Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il n'avait "aucun problème" à travailler avec le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn, assurant n'avoir aucune arrière-pensée sur 2012. "Dominique Strauss-Kahn est un homme pour qui j'ai beaucoup de considération, je vous rappelle qu'il était mon candidat au FMI", a-t-il dit.  Comme on lui demandait s'il regrettait que DSK soit à ce poste important en
faisant "un adversaire redoutable" en cas de candidature à la présidentielle, M. Sarkozy a répondu : "Vous croyez que le chef de l'Etat français pourrait avoir la médiocrité de regretter qu'un Français dirige une grande institution comme le FMI ?" M. Strauss-Kahn fait "parfaitement" son travail, "en tout cas je n'ai aucun problème pour travailler avec lui, en aucune façon", a-t-il ajouté.

 

LE PRESIDENT A ETE BRILLANT, CALME MAIS FERME. IL NE S'EST PAS LAISSE EMBARQUE PAR LES JOURNALISTES AUXQUELS IL A FAIT FRONT ET DONT IL A REPRIS LES QUESTIONS EN LES DECORTIQUANT. BRAVO !


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