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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

EXPULSION DE ROMS : la lettre qui embarrasse Martine Aubry

 

(copié/collé du figaro.fr suite à une mauvaise chute suite à laquelle j'ai eu mon bras droit immobilisé)

INFO LE FIGARO - Un document prouve que la présidente de la communauté urbaine de Lille a bien demandé en juillet au TGI de sa ville l'expulsion d'un camp de Roms à Villeneuve-d'Ascq.

«La Communauté urbaine de Lille, EPCI, représentée par sa Présidente, domiciliée en cette qualité 1, rue du Ballon à Lille, (…) a l'honneur de vous exposer (…) qu'elle est propriétaire d'une parcelle (…) que, depuis plusieurs jours, plusieurs véhicules et caravanes s'y sont installés, sans droit ni titre (…) qu'il s'agit d'une violation flagrante de son droit de propriété (…) et qu'il y a donc urgence à ordonner leur expulsion ». Un document frappé du sceaux de la justice aura-t-il raison des dénégations de Martine Aubry ?


Le Figaro est en mesure de révéler le contenu d'un courrier envoyé par la première des socialistes, par l'entremise de son avocat, pour réclamer au TGI de sa ville, le 19 juillet dernier, en tant présidente de la communauté urbaine de Lille, l'expulsion d'un camp de Roms à Villeneuve-d'Ascq (Nord). Expulsion prononcée par le tribunal de grande instance de Lille le 21 juillet. Et suivie d'une demande de réquisition de la force publique pour faire exécuter le jugement, le 23 juillet. [Lire ces documents en PDF]


A tout moment pourtant, la présidente de Communauté urbaine de Lille aurait pu revenir sur sa décision. Quand l'affaire fut révélée lundi dernier par le premier ministre, François Fillon, et son ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, pour dénoncer, selon eux, le «double langage» de Martine Aubry, qui condamne les expulsions de Roms à Paris ou La Rochelle en août et les réclame à Lille en juillet, celle-ci avait aussitôt répliqué sur France Info : «Il n'y a pas eu de demande de la communauté urbaine en juillet. Il y en a eu, je le sais, de la part de maires.»


En tant qu'édile, sa dernière demande d'expulsion datait, selon elle, d'avril. Mais les documents sont accablants. L'avocat de Martine Aubry au président du TGI de Lill, précise bien dans son courrier : «Qu'elle sollicite en conséquence, qu'il vous plaise, Monsieur le Président, bien vouloir ordonner, d'urgence, l'expulsion de tous occupants installés sur ce terrain.» Le vice-président du tribunal de Lille fit droit aussitôt à la demande de Martine Aubry : «Vu l'urgence, ordonnons l'expulsion de tous occupants véhicules et caravanes (…)», mentionne le jugement du 21 juillet.


La copie du « procès-verbal de réquisition de la force publique », en date du 23, formulé par l'huissier lillois chargé de faire exécuter le jugement, est tout aussi explicite : «Agissant en vertu de la requête (NDLR : de Mme Aubry) et de l'ordonnance (NDLR : du tribunal)», l'officier du ministère public demande au préfet du Nord, « 'avoir à (lui) prêter son concours pour procéder à l'expulsion de : nomades.» Lundi dernier, le vice-président de Communauté urbaine de Lille, Michel-François Delannoy, volant au secours de sa présidente, avait dénoncé les «mensonges du premier ministre»…

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