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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

ERIC NAULLEAU EPINGLE POUR MANOEUVRE FRAUDULEUSE

La cour d’appel de Paris reproche à l'écrivain et éditeur d’avoir déposé en 2003 une marque à son seul nom, lésant un associé.

Eric Naulleau Paru dans leJDD

Eric Naulleau a décidé de se pourvoir en cassation. (Maxppp)


Jeudi soir, l’écrivain et éditeur Eric Naulleau a participé à l’enregistrement d’On n’est pas couché, l’émission de France 2 dans laquelle il est chroniqueur. "Il y avait Natascha Kampusch, Michel Drucker, Marie-Noëlle Lienemann… C’était calme. Un peu trop." Quelques heures plus tôt, il avait appris sa condamnation, par la cour d’appel de Paris, pour "manœuvre frauduleuse".


L’histoire commence en 1998. Ecrivain, musicien et homme politique espagnol, Rodrigo de Zayas accepte cette année-là de financer les activités éditoriales d’Eric Naulleau. Les deux hommes s’associent pour fonder une SARL: L’Esprit des péninsules. Naulleau aime bien cette expression qui lui a été inspirée par le grand écrivain bulgare Yordan Raditchkov: en 1993, il avait déjà baptisé du même nom une association (loi 1901), au sein de laquelle il s’était initié - avec succès - à l’édition.


Les rôles sont clairement répartis: Zayas finance l’affaire ("Environ 2,5 millions de francs tirés de la vente d’une propriété que m’avait léguée mon père", indique-t-il), Naulleau la gère. En 2007, le tribunal de commerce de Paris finira par placer la société en redressement judiciaire avant d’en ordonner la liquidation. Entre-temps, près de 200 livres ont été publiés.

"Cette marque me tient à cœur, c’est mon côté sentimental"

"Régulièrement, Eric Naulleau demandait à Rodrigo de Zayas de verser de nouvelles sommes en lui assurant que l’entreprise allait cartonner, souligne Me Gilles Moussafir, avocat du liquidateur judiciaire. En réalité, Naulleau s’est payé avec cet argent et a détourné l’actif principal de la société: la marque. Cela relève de l’escroquerie civile." La justice lui reproche en effet d’avoir déposé la marque "L’Esprit des péninsules" à son nom, en 2003, et dans le dos de son associé. "Cela revenait à s’approprier tous les actifs de la société puisqu’elle portait ce nom", peste Rodrigo de Zayas.


Plus tard, Eric Naulleau expliquera avoir agi ainsi parce qu’il lui avait semblé "urgent" de protéger la marque. "Urgent", au bout de cinq ans? "Mauvaise foi", ont estimé les juges de la cour d’appel de Paris. "La cour a estimé que la démarche de mon client n’était pas innocente et que ses intentions étaient malicieuses", regrette Me Xavier Dausse, l’avocat d’Eric Naulleau.


Joint vendredi, l’intéressé assure qu’il n’a "jamais cherché à rouler Rodrigo": "J’ai déposé la marque après une conversation avec un copain qui m’avait dit que si je ne le faisais pas, n’importe qui pourrait s’en emparer. Cette marque me tient à cœur, c’est mon côté sentimental, je vis avec elle depuis dix-sept ans et je considère qu’elle m’appartient."


Il continue d’ailleurs à l’exploiter depuis qu’il a rejoint, il y a trois ans, la maison de l’éditeur Jean-Claude Gawsewitch. Casse-tête technique du jour: comment transférer la marque "à compter de la date de son dépôt, comme le lui ordonnent les juges, à la société L’Esprit des péninsules, représentée par son liquidateur"? En attendant de trouver la solution, "avec [ses] conseils", Eric Naulleau a décidé de se pourvoir en cassation.

 

 

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