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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

DSK, LE FEUILLETON CONTINUE

Pour l'Élysée, les embarras du PS ne sont pas terminés  

lefigaro.fr  
Nicolas Sarkozy,le 21 juin dernier,devant le Palaisde l'Élysée.
Nicolas Sarkozy,le 21 juin dernier,devant le Palaisde l'Élysée. Crédits photo : CHARLES PLATIAU/Reuters

Les proches de Nicolas Sarkozy estiment que la libération de DSK n'est pas «un 15 mai à l'envers». 

Officiellement, l'Élysée ne cille pas. À peine un haussement de sourcil pour rappeler que la position de la présidence a toujours été la même : «ne pas commenter le cours de la justice américaine» et «respecter la présomption d'innocence» de Dominique Strauss-Kahn, tout comme «la souffrance de la victime présumée». L'Élysée souligne que le chef de l'État s'est toujours tenu à l'écart des polémiques sur l'interpellation du patron du FMI et considère que cette accélération de la procédure judiciaire «ne change rien».


Les conseillers du président qui ont été prévenus dans la nuit jurent qu'ils n'ont pas réveillé le chef de l'État pour l'aviser des révélations parues dans le New York Times : «Ce n'est pas un sujet d'intérêt national, cela concerne une personne privée», justifie-t-on. Dans la journée de vendredi, Nicolas Sarkozy n'a pas commenté cette péripétie. Dans la matinée, il a reçu son ami Roger Karoutchi, encore ambassadeur auprès de l'OCDE pour quelques semaines, pour lui parler des élections sénatoriales dans les Hauts-de-Seine, sans dire un mot de l'affaire Strauss-Kahn. Il a aussi reçu le sénateur centriste Jean Arthuis, sans revenir non plus sur ce sujet. Dans l'après-midi, il s'est envolé vers Brégançon, dans le Var, pour assister le lendemain au mariage du prince Albert de Monaco.

Un peu trop vite innocenté 

Pour plusieurs proches du président, la libération conditionnelle de Strauss-Kahn n'est en aucun cas «un 15 mai à l'envers», qui effacerait en quelques heures le «coup de tonnerre» du dimanche 15 mai. «Ce n'est pas parce que Nafissatou Diallo n'est pas crédible à cause de son passé que les faits n'ont pas eu lieu», avertit un fidèle du chef de l'État, qui trouve que les commentaires «innocentent» un peu trop vite DSK.


Vendredi, un conseiller du chef de l'État tentait d'anticiper les événements : «Soit DSK est entièrement blanchi et décide d'y aller, et là on l'attend de pied ferme, soit il est relaxé sans être lavé de tout soupçon, et c'est très embêtant pour le PS.» En réalité, les proches du chef de l'État ont pour le moment choisi de parier plutôt pour la deuxième option. Ils estiment que les Français auront du mal à élire à la présidence de la République un homme «qui a des relations sexuelles avec une femme de chambre dans un hôtel», même si cette relation est finalement consentie.

Une polémique qui porte 

Le plus important à leurs yeux est l'embarras que provoque ce retournement pour le Parti socialiste. «Cela fait de la candidature d'Aubry un non-événement absolu», note déjà un ministre. Cette semaine, des sondages confidentiels commandés par l'Élysée lui ont indiqué que la polémique sur la procédure des primaires avait porté dans l'opinion.

«Les Français voient que le PS continue de se perdre dans ses problèmes internes du PS», résume un conseiller, qui juge qu'un éventuel retour de DSK ne ferait qu'accroître cette impression.


De son côté, Nicolas Sarkozy continue de prendre ses distances avec les emballements médiatiques sur DSK. Sur le fond, le chef de l'État n'a jamais parié sur une candidature Strauss-Kahn à la présidentielle. «Je me disais : “il est intelligent, il va réfléchir, il n'ira pas”», expliquait-il quelques jours après son interpellation. «Je n'ai jamais cru en DSK, c'est quelqu'un qui pense qu'il lui suffit de paraître pour être», ajoutait-il, pour justifier son scepticisme. Vendredi soir, à l'Élysée, on continuait de ne pas croire à un retour possible de DSK dans la course.


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