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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

COPE DENONCE L'EXISTENCE D'UN RACISME ANTI-BLANC

 

Jean-François Copé propose de rendre les établissements scolaires autonomes.
Jean-François Copé propose de rendre les établissements scolaires autonomes. Crédits photo : KENZO TRIBOUILLARD/AFP


 EXTRAITS - L'actuel secrétaire général de l'UMP, candidat à la présidence du parti, s'apprête à publier son Manifeste pour une droite décomplexée (éd. Fayard). Le Figaro Magazine en livre des extraits en exclusivité.

À moins de deux mois de l'élection du président de l'UMP, son secrétaire général publie un livre programme dans lequel il se dévoile et lance quelques idées qui ne plairont pas à tout le monde, notamment sur l'Education nationale.


• Meaux comme exemple

Si j'ai reçu en héritage l'amour de la France et le désir de la servir, c'est à Meaux que cet amour s'est incarné, frotté à la complexité de la vie. Car la France dont je parle à travers ces pages, ce n'est pas une France abstraite, conceptuelle, romanesque. Ce n'est pas non plus la France des beaux quartiers et des élites. (…)Le «choc de la réalité», c'est aussi cette mère de famille qui est venue me voir il y a peu. Elle vit seule avec son fils dans une tour du quartier Beauval et elle se sent menacée depuis qu'elle a réagi face à une agression. Son garçon jouait avec sa console de jeux vidéos portable en bas de l'immeuble. Il s'est fait bousculer par un adolescent qui lui a pris sa machine. La mère connaît l'adolescent. Elle va voir les parents, des voisins, pour réclamer l'objet qu'elle a acheté au prix de plusieurs mois d'économies. Et voilà qu'on lui répond: «Si t'es pas contente, casse-toi, la Gauloise…» Depuis, cette femme sent qu'on la dévisage ; elle se sent comme étrangère dans ce quartier où elle habite depuis des années. Un «racisme anti-Blanc» se développe dans les quartiers de nos villes où des individus - dont certains ont la nationalité française - méprisent des Français qualifiés de «gaulois», au prétexte qu'ils n'ont pas la même religion, la même couleur de peau ou les mêmes origines qu'eux.


J'entends de plus en plus d'habitants de Meaux s'en plaindre et ce racisme-là est aussi inacceptable que toutes les autres formes de racisme: nous devons donc le dénoncer, comme nous condamnons toutes les autres discriminations. Je sais que je brise un tabou en employant le terme de «racisme anti-Blanc» mais je le fais à dessein, parce que c'est la vérité que vivent certains de nos concitoyens et que le silence ne fait qu'aggraver les traumatismes.

 

Ces phénomènes sont impossibles à voir depuis Paris, dans des sphères médiatiques et politiques où la grande majorité des dirigeants sont des Français blancs de peau, nés de parents français. Dans ces microcosmes, le manque de diversité limite la présence de personnes de couleur ou d'origine étrangère. Mais regardons la réalité en face: la situation est inversée dans beaucoup de quartiers de nos banlieues.


• L'héritage de Chirac et de Sarkozy

Si je devais dire en un mot ce que Jacques Chirac m'a transmis, je citerais en premier sa solidité. Une solidité autant physique que psychologique. (…) Les élections ne sont pas des nominations. Il faut se battre pour gagner. Il faut donner de soi. Donner toujours et encore. C'est ce que j'ai appris de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy. Ils m'ont appris à me méfier de celui qui vacille à la moindre rafale et qui recule dès qu'avance l'adversaire.


• Ce que doit être l'UMP

L'UMP n'a jamais été dans l'opposition. Je veux que nous profitions de cette situation inédite pour inventer une nouvelle façon de faire de la politique. Bien souvent, l'opposition est le temps de la parole. Une parole critique contre le pouvoir en place. Je veux que pour l'UMP, l'opposition soit aussi le temps de l'action. Nous devons à tout prix éviter l'écueil qui consiste à parler pendant cinq ans de toutes les erreurs que commet François Hollande, sans jamais rien proposer, sans jamais rien construire. L'UMP n'a pas vocation à devenir le syndicat professionnel des grognons.

Agir, c'est aussi se mettre au service des Français, dès maintenant. Sans attendre le retour au pouvoir. Et si nous transformions l'UMP en parti de services, comme il y a un syndicalisme de services en Allemagne? En parallèle de ses missions classiques, l'UMP développerait des programmes de services concrets aux Français, dans tous les domaines importants de leur vie quotidienne: soutien scolaire, aide à la -recherche d'emploi en mobilisant les réseaux socioprofessionnels de l'UMP, appui juridique et amical aux victimes de la délinquance, centrale d'achat pour négocier des tarifs avantageux auprès des grandes enseignes afin de soutenir le pouvoir d'achat des plus modestes… (…)

L'UMP deviendrait ainsi le premier «parti d'action civique». Tout en étant dans l'opposition, elle commencerait déjà à se rendre utile, à protéger les Français face à la crise et à valoriser un nouvel état d'esprit, à rebours des frilosités actuelles: le pari de la générosité et de la fraternité. Cette piste mérite d'être creusée avec les militants et expérimentée au niveau local dans les fédérations intéressées.

Elle permettrait peut-être de développer enfin un grand parti de masse en France et de dessiner de nouvelles voies pour l'action militante au XXIe siècle. Je veux une droite décomplexée. Une droite qui affirme sans peur ce qu'elle est, ce qu'elle aime, ce qu'elle veut. La droite que je défends est républicaine, moderne et libérée du politiquement correct, cet ordre établi imposé par la gauche bien-pensante pour assurer sa domination.


• Priorité à l'éducation

Dans le cadre de son projet pédagogique, l'établissement pourrait décider de mettre en place un uniforme, comme dans l'internat d'excellence de Sourdun, dirigé par l'un de mes adjoints à la mairie de Meaux, Bernard Lociciro. Pourquoi nos jeunes élèves, qui sont fiers de porter le maillot de leur club lorsqu'ils sont licenciés sportifs, n'auraient-ils pas la même fierté de porter les couleurs de leur école?


L'autonomie des établissements scolaires permettrait aussi des expérimentations audacieuses, par exemple dans l'accompagnement des parents - développement d'écoles de parents et de groupes de partage pour aider les familles déboussolées dans leur tâche éducative - ou dans la lutte contre la drogue. Certains établissements particulièrement touchés par les trafics pourraient, en accord avec les parents d'élèves, mettre en place des dispositifs de dépistage aléatoire. Le directeur d'établissement confierait à une association agréée par l'Education nationale l'organisation, plusieurs fois dans l'année, de dépistages parmi les élèves, à partir d'un tirage au sort.

 

Cette opération serait menée en lien avec le médecin scolaire. À aucun moment les résultats ne seraient communiqués, ni au chef d'établissement ni aux enseignants. Quel que soit le résultat, les parents et l'élève seraient conviés à un rendez-vous. En cas de test positif prouvant la consommation récente de drogue, des propositions seraient faites aux parents et à l'élève pour traiter le problème.

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