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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

COMME EN 2007, LES AGRICULTEURS VOTERONT SARKOZY

INFOGRAPHIE - Le président sortant inaugure samedi matin le Salon de l'agriculture.

C'est aujourd'hui le cinquième Salon de l'agriculture de Nicolas Sarkozy en tant que président de la République. Candidat à sa propre succession, il inaugure samedi matin la plus grande manifestation agricole de France et d'Europe, qui attend dans un même espace pendant neuf jours - la Porte de Versailles à Paris - près de 700.000 visiteurs ruraux et urbains venus admirer quelque 4700 animaux et rencontrer un millier d'exposants.

Cinq ans après, et malgré le célèbre «casse toi pauv'con» de sa première visite en 2008, le chef de l'État garde la confiance du milieu agricole. Selon un sondage OpinionWay-Fiducial pour Le Figaro et LCI, 40 % des agriculteurs voteraient pour le chef de l'État si le premier tour de l'élection présidentielle avait lieu ce dimanche. Un score qui le place largement en tête du vote paysan.

 

Son plus proche rival dans cet électorat, le centriste François Bayrou, totalise 18 % des intentions de vote. Marine Le Pen récolte 15 % des voix, François Hollande seulement 12 %. «Nicolas Sarkozy a su reconquérir le noyau dur de son électorat dont font partie les agriculteurs», souligne Bruno Jeanbart, directeur général adjoint d'OpinionWay. Sa cote de popularité était au plus bas chez les agriculteurs fin 2009, dans un contexte économique marqué par la chute des revenus de toutes les filières: lait, viande et céréales. Il totalisait alors 65 % de mécontents.

Un solide ancrage à droite

Depuis, Sarkozy a su reconquérir la confiance de l'électorat paysan, qui sont désormais 65 % à avoir une bonne opinion de lui. Le chef de l'État a multiplié les déplacements dans les exploitations (un par mois en moyenne depuis mars 2010) et s'est appuyé sur les résultats concrets obtenus par son ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, nommé en juin 2009.

Le revenu moyen des agriculteurs a plus que doublé en trois ans, passant de 14.500 euros à 30.200 euros, mais avec de fortes disparités suivant les filières. Et l'excédent de la balance commerciale affiche un record fin 2011 à 11,4 milliards d'euros, soit plus de deux fois plus qu'en 2009. Un bilan salué par les agriculteurs qui, selon OpinionWay, sont 54 % à être satisfaits de l'action de Bruno Le Maire.


Politiquement, les agriculteurs se caractérisent par un solide ancrage à droite mais avec une pénétration nouvelle des thèmes portés par l'extrême droite, soulignent Bertrand Hervieu et François Purseigle, chercheurs associés au Cevipof-CNRS.

Un électorat très courtisé

Marine Le Pen gagne en revanche 8 points par rapport à son père il y a cinq ans, et François Bayrou progresse de 4 points. La gauche, malgré une évolution de la sociologie de l'électorat paysan, peine toujours autant à percer dans le milieu agricole. Elle cumule seulement 23 % des voix. Le candidat du PS François Hollande stagne avec 12 % des suffrages, soit un point de mieux que Ségolène Royal en 2007. Jean-Luc Mélenchon est à 7 % et Eva Joly ferme la marche avec 4%, plus que son score national.


«C'est dans la catégorie des éleveurs ovins et dans les plus petites exploitations que le leader du PS réalise sa meilleure performance avec 22 % d'intentions de vote, précise Bruno Jeanbart. Ils sont davantage tournés vers les thèmes de l'animation du monde rural et des contraintes environnementales.» En revanche, dans les exploitations de plus de 100 hectares et les productions céréalières, Nicolas Sarkozy frôle la majorité absolue, avec 49 % des voix. Au second tour, le candidat Sarkozy l'emporte sans surprise avec 68 % des voix contre son rival, François Hollande.


Cet électorat agricole non négligeable, qui sera très courtisé par les politiques au salon, est évalué par le Centre de recherches politiques de Sciences Po, le Cevipof, à 3 millions d'électeurs inscrits, en comptant les conjoints et enfants majeurs. Soit 8 % du corps électoral. Reste que 92 % des agriculteurs estiment que la place de l'agriculture, malgré son poids crucial dans l'économie française, n'est pas assez présente dans les thèmes de la campagne électorale.

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