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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

AVEYRON : LES POLITIQUES NE SECOUENT PAS LA TOILE : FAUDRAIT QU'ILS SE METTENT A LA PAGE !!!

(d'après midi-libre)
Anne-Marie Escoffier est l'un des rares ministres à ne pas avoir de compte sur Twitter.
Anne-Marie Escoffier est l'un des rares ministres à ne pas avoir de compte sur Twitter. (D.R.)

A l'heure de l'avènement des réseaux sociaux, les principales figures politiques du département ne semblent pas trop pressées de s'engager dans le virage de la communication numérique.


"D’ici deux ans, plus aucun politique ne sera absent du net et des réseaux sociaux." Albéric Guigou est formel. Spécialisée en réputation numérique, son agence Reputation Squad, à Paris, reçoit de nombreux élus afin de les familiariser aux outils de la politique moderne. Si la visite des marchés et la distribution de tracts font toujours partie de la recette des élus, de nouveaux ingrédients comme les blogs, Twitter et Facebook paraissent aujourd’hui difficiles à ignorer.


Alors on aime ou on n’aime pas (comme dirait Facebook), mais la Toile est incontestablement devenue une nouvelle arène politique. Le débat autour du projet de loi Taubira, sur le mariage pour tous, en est la parfaite illustration. Durant plusieurs jours, les tweets ont fusé de toutes parts, volant presque la vedette au “vrai” débat, au sein de l’Hémicycle.


Pourtant, en Aveyron, on traîne la patte. On hésite. On tâtonne. Sur les dix politiques les plus importants du département, à savoir une ministre, cinq parlementaires, le président du conseil général, un député européen et les maires des deux principales agglomérations, un seul utilise Twitter... Pas de quoi secouer la Toile, comme nous le montre cette petite typologie des poids lourds de la politique aveyronnaise.


Ils sont hors du temps : Escoffier, Marc, Luche, Durand et Teyssèdre

Ils devaient avoir le dos tourné lorsque le train du numérique est passé. À la tête de cette équipe des réticents, la seule ministre aveyronnaise, Anne-Marie Escoffier (PRG). Sur les trente-huit membres du gouvernement, elle fait partie du groupe des cinq irréductibles qui ne communique pas sur Twitter. Pas de traces de l’ancienne préfète non plus sur Facebook, contrairement à Jean-Claude Luche (Divers droite).

Mais le président du Département aura du mal à se vanter de sa page, qui compte seulement 84 fans, et dont la dernière actualité remonte à plus de trois ans... Un motif de moquerie pour les maires socialistes des deux grandes villes aveyronnaises ? Sûrement pas, puisque Christian Teyssèdre et Guy Durand n’existent tout simplement pas sur la Toile.  ils ne sont pas plus inscrits sur Twitter que sur Facebook. Le député de la 3e circonscription fait malgré tout un peu mieux, grâce à une page Facebook et un blog à jour. Dommage que le design de celui-ci nous renvoie au balbutiement du net...


Ils tâtonnent encore : Mazars, Fauconnier, Censi et Marcel

J’y vais ou j’y vais pas... Certainement partagés entre le désir d’être présent sur la Toile et un manque d’engouement pour ces nouveaux moyens de communication, les deux sénateurs du département ne sont pas encore des “twittos”. Mais comptent déjà environ 800 amis chacun sur Facebook. On apprend d’ailleurs sur leur profil que Stéphane Mazars (PRG) aime Le Petit Journal de Canal + et le Bowling du Rouergue, et qu’Alain Fauconnier (PS) sait très bien brasser l’aligot.


Du côté de l’Assemblée nationale, les députés Marie-Lou Marcel (PS) et Yves Censi (UMP) n’ont jamais échangé de tweets. Le député du Nord-Aveyron a bien un blog à son nom, mais il est abandonné depuis décembre 2011. Yves Censi totalise cependant plus de 1900 amis sur Facebook, où il est plutôt actif avec de nombreuses publications. Au contraire de Marie-Lou Marcel, qui n’abreuve plus ses quelque 800 amis depuis sa réélection au poste de député en juin dernier. Elle est toutefois très prolixe sur son site internet.


Ils sont déjà branchés : Bové et quelques autres...

Derrière sa fameuse moustache se cache un mordu des réseaux sociaux. Avec plus de 18 000 abonnés à son compte Twitter (ce qui le place aux portes du top 50 au niveau national selon le site elus20.fr), le député européen José Bové (EELV) risque de rester encore longtemps le politique le plus suivi du département. Cependant, la nouvelle génération semble s’engager dans le sillon de le l’homme du Larzac.


Le président du Grand Rodez Ludovic Mouly (PS) twitte régulièrement, tout comme l’élue socialiste ruthénoise Sarah Vidal. De son côté, le conseiller régional Guilhem Serieys (Front de gauche) regroupe plus de 1 000 amis sur Facebook. Et les plus expérimentés Jean-Louis Calmettes (adjoint au maire de Decazeville, EELV) ou Jean-Louis Roussel (conseiller général, Front de gauche) communiquent déjà énormément sur le net, tout comme la secrétaire nationale au numérique du PS et élue ruthénoise Monique Bultel-Herment.

Le vent est donc en train de tourner. Même dans un département rural comme l’Aveyron, la communication numérique à sa place. Pour preuve, au sein d’un territoire semblable, le député de Lozère Pierre Morel-à-L’Huissier (UMP) est suivi par près de 1 000 personnes sur Twitter...

"NE PAS CHERCHER LE BUZZ"

Albéric Guigou, cofondateur de Reputation Squad, agence spécialisée en e-reputation, nous livre son analyse sur la situation en Aveyron.


Les élus ruraux ont-ils besoin d’être présents sur le net ?

Les politiques sont pragmatiques, et ils vont où se trouvent les électeurs. Aujourd’hui tout le monde surfe sur le web, googlise sa ville, ses élus... Quels que soient leur âge et leur situation géographique, les citoyens se renseignent sur le net, et ce phénomène va encore s’accélérer.


Que risquent les élus qui ne jouent pas le jeu ?

Ils peuvent se couper d’une partie de la population, celle qui ne va pas forcément sur les marchés ou aux réunions publiques. Aussi, si un opposant investit la Toile, il pourra facilement propager sa vision sur le Net au détriment de celle de l’élu absent des réseaux sociaux.


Il y a tout de même des dérives, notamment sur Twitter...

Oui, mais l’homme politique qui dérapait avant devant un micro le fait malheureusement aussi sur Twitter. L’important, c’est que les élus ne cherchent pas le clash ou le buzz, mais à produire un contenu de qualité.

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