Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

AFFAIRE BETTENCOURT : LE PARQUET FAVORABLE AU RENVOI EN CORRECTIONELLE DE LA JUGE PREVOST-DESPREZ

(D'après AFP)
Isabelle Prévost-Desprez, alors chargée de juger l'affaire Banier/Bettencourt, pose dans son bureau le 2 septembre 2010 à Nanterre.
Isabelle Prévost-Desprez, alors chargée de juger l'affaire Banier/Bettencourt, pose dans son bureau le 2 septembre 2010 à Nanterre. (Archive AFP/ FRED DUFOUR)

Le parquet de Bordeaux a pris des réquisitions de renvoi devant le tribunal de la juge de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez, pour "violation du secret professionnel" dans l'affaire Bettencourt.

Le parquet de Bordeaux a pris des réquisitions de renvoi devant le tribunal de la juge de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez, pour "violation du secret professionnel" dans l'affaire Bettencourt, a-t-on appris lundi de source proche du dossier. Ces réquisitions ont été prises il y a une quinzaine de jours et notifiées à la magistrate la semaine dernière.

Le juge Philippe Darphin, en charge de l'instruction sur ce volet de l'affaire Bettencourt, portant sur de présumées fuites auprès de deux journalistes du Monde au sujet d'une perquisition chez Liliane Bettencourt, dispose désormais de plusieurs semaines pour prendre la décision finale de renvoi ou non de la juge devant le tribunal correctionnel.


La perquisition décrite "comme si ses auteurs y avaient assisté"


L'enquête faisait suite à une plainte de l'héritière de L'Oréal, irritée par la publication de l'article sur cette perquisition menée le jour-même, le 1er septembre 2010. Devant juger le photographe François-Marie Banier pour "abus de faiblesse" au détriment de Mme Bettencourt, la juge Isabelle Prévost-Desprez avait ordonné cette perquisition dans le cadre d'un complément d'enquête dont elle s'était auto-saisie. La plainte de Mme Bettencourt stipulait que l'article du Monde décrivait la perquisition "comme si ses auteurs y avaient assisté" et rapportait que l'un des deux journalistes avait précédemment coécrit un livre avec Mme Prévost-Desprez.


Mme Prévost-Desprez avait, elle, admis s'être entretenue avec ce dernier ce jour-là au téléphone, mais avait affirmé que leur conversation avait porté sur un autre sujet. A l'époque, le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, avait déclenché des investigations pour "violation du secret de l'enquête", soupçonnant la magistrate d'être à l'origine des fuites. C'est dans ce cadre que M. Courroye, désormais avocat général à la Cour d'appel de Paris, avait lui-même requis des facturations détaillées des deux journalistes, des "fadettes", et déclenché ainsi une plainte du journal le visant.


Mise en examen pour "violation du secret professionnel"  en 2012


Le tout alors que les rapports entre Mme Prévost-Desprez - présidente de la 15ème chambre correctionnelle de Nanterre - et le procureur, anciens collègues du prestigieux pôle consacré aux affaires financières du TGI de Paris, étaient particulièrement mauvais, celle-ci l'ayant même décrit comme un "juge docile", à l'égard de la sphère de Nicolas Sarkozy. L'enquête du parquet sur Mme Prévost-Desprez avait débouché sur une instruction confiée en décembre 2010 au juge Darphin, après le dépaysement de l'ensemble des affaires Bettencourt à Bordeaux.


La juge avait été mise en examen pour "violation du secret professionnel" le 2 juillet 2012, une nouvelle annoncée le lendemain et passée inaperçue car le jour-même un autre juge d'instruction bordelais, Jean-Michel Gentil, avait mené des perquisitions au domicile et au bureau de l'ex-président Nicolas Sarkozy à Paris. Mme Prévost-Desprez avait présenté une demande d'annulation de sa mise en examen, mais cette requête était parvenue deux jours trop tard à chambre de l'instruction de la Cour d'appel.

Partager cet article

Repost 0