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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

35 HEURES : VALLS EMBARRASSE LE PS et REJOUIT L'UMP !

Manuel Valls à l'Assemblée nationale.
Manuel Valls à l'Assemblée nationale. Crédits photo : PATRICK KOVARIK/AFP

RÉACTIONS - En proposant de «déverrouiller» la réforme du temps de travail, portée par Martine Aubry, le maire d'Evry s'est attiré les foudres de certains de ses camarades socialistes. Ironique, la majorité lui ouvre ses portes.

Un véritable coup de pied dans la fourmilière. En relançant la controverse sur la semaine de travail de 35 heures, Manuel Valls, candidat aux primaires socialistes a voulu se démarquer de ses adversaires. Mais en proposant de «déverrouiller» une réforme symbolique de l'ère Jospin, imaginée par Dominique Strauss-Kahn puis portée par Martine Aubry, le député-maire d'Evry s'est aussi attiré les foudres de ses camarades socialistes.


L'un des premiers à dégainer a été Benoît Hamon : sur France Info, lundi matin, le porte-parole du PS a estimé que la remise en cause des 35 heures était «une mauvaise intuition politique» et a invité Manuel Valls à «revenir dans le droit chemin». Selon lui, de tels propos sont «très approximatifs sur le plan économique» et «révèlent une méconnaissance de la réalité de l'organisation du travail aujourd'hui».

Benoît Hamon a estimé que le député de l'Essonne «est sur cette position probablement tout seul» au PS et a ajouté que «tout ce qui remet en cause aujourd'hui la réduction du temps de travail est un combat d'arrière-garde».


Manuel Valls a aussi été rappelé à l'ordre par Arnaud Montebourg, l'un de ses adversaires aux primaires. Sur Canal +, le député de Saône-et-Loire, a estimé qu'il était «inutile» de rouvrir le débat. «C'est faire croire que les difficultés éco du pays sont liées aux 35h», a-t-il expliqué, tout en se disant favorable à un débat sur le sujet.

«L'esprit des primaires, c'est la mise sur la table d'un certain nombre de questions», a estimé Arnaud Montebourg, co-auteur d'un rapport sur l'investiture socialiste. Dans le même registre, Jack Lang a concédé sur Europe 1 que «toute réforme mérite d'être revisitée, réadaptée», mais qu'«on ne peut pas préparer le futur par des annonces partielles, qui risquent de rétrécir le débat».


Plus virulent, Henri Emmanuelli a vu dans la sortie de Manuel Valls les «premiers effets très pervers de la primaire». Selon lui, «le problème pour ces personnages-là, c'est pas de faire des propositions, c'est de faire du buzz médiatique». «Si vraiment, Manuel Valls est sur cette ligne-là, il faudrait qu'il en parle à M. Sarkozy mais sûrement pas au Parti socialiste», a ajouté le député des Landes.

 

Valls, le franc-tireur

Du pain béni pour l'UMP. Son porte-parole, Dominique Paillé s'est «interrogé pour savoir ce que [Valls] fait encore au Parti socialiste». «Je lui dis très simplement : Manuel, ne reste pas à te morfondre dans un parti qui n'est pas fait pour toi, l'UMP est prête à t'accueillir !», a-t-il ironisé dimanche sur BFM TV.

De son côté, Jean-François Copé a noté que «Manuel Valls a le courage, parfois seul contre tous dans son propre camp, de rejoindre les thèses que je défends». «Le fait qu'à gauche il y ait une nouvelle génération qui, à l'image de ce que nous faisons à droite, vise à lancer le débat sans tabou» sur les 35 heures «est plutôt sain», a ajouté le secrétaire général du parti majoritaire, qui avait annoncé mi-décembre une réflexion sur le sujet.


Ce n'est pas la première fois que Manuel Valls se retrouve en porte-à-faux avec son propre parti. Le député, qui anime son propre club, s'était déjà fait remarquer lors du vote sur la réforme des retraites, qu'il avait qualifiée d'«indispensable».

Sur certains sujets-clés, il entretient des positions parfois proches de l'UMP : favorable à l'interdiction de la burqa, il prône une position ferme en matière de sécurité et n'a pas hésité à critiquer l'angélisme du Parti socialiste. Le «quadra» s'en est aussi souvent pris aux «éléphants» du PS, «la génération qui a failli» selon lui. «Il est temps qu'elle passe la main à des hommes et des femmes contemporains», lâchait-il ainsi à l'été 2009.


A l'époque, la première secrétaire du PS lui avait adressé un ultimatum : «Mon cher Manuel, s'il s'agit pour toi de tirer la sonnette d'alarme par rapport à un parti auquel tu tiens, alors tu dois cesser ces propos publics et apporter en notre sein tes idées et ton engagement, écrivait Martine Aubry dans une lettre au vitriol adressée au député. Si les propos que tu exprimes reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti socialiste». Ce à quoi Valls avait répondu : «Je ne quitterai pas le PS, pas plus que je ne vais me taire»…

 

Sacré personnalité ce Manuel VALLS. Il commence à me plaire ! surtout que son attitude sème la zizanie au PS, c'est doublement bien.

BYE BYE

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