Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

GRIPPE A : TROP DE GESTICULATIONS !

Le coup de gueule d'un médecin : "On en fait trop !"

  • Un épidémiologiste toulousain dénonce lundi l'hospitalisation systématique des malades de la grippe A/H1N1.

  • L'expert évoque des "mesures disproportionnées".

Des professeurs et parents écoutent les explications de Bruno Marchou (absent de l'image) le chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Purpan de Toulouse le 15 juin 2009. (Photo Eric Cabanis/AFP)
 

Le chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Purpan de Toulouse, Bruno Marchou, a dénoncé lundi l'hospitalisation systématique des patients infectés par le virus de la grippe A/H1N1, estimant qu'elle ne se justifiait pas. "On ne peut pas imaginer une hospitalisation dans tous les cas. Les cas observés ne justifient pas d'hospitalisation. Dans les autres pays, seuls les cas graves font l'objet d'une hospitalisation. On met en danger la vie des vrais malades", a déclaré à des journalistes le professeur Marchou.


Dans son service, "paralysé par l'afflux de malades grippés", dit-il, 13 des 36 lits sont occupés depuis le week-end par des élèves d'une classe de 6e du collège de Quint-Fonsegrives, près de Toulouse. Le médecin hospitalier estime que les personnes infectées "pourraient être prises en charge à leur domicile" par leur médecin généraliste. "Nous sommes face à une maladie, une épidémie, une pandémie bénigne (...), la mortalité de la grippe A/H1N1 est de l'ordre de 4 pour 1.000, comparable à celle d'une grippe saisonnière, qui est de l'ordre de 1/1.000. Les gens ont une vision de la situation plus grave que la réalité", regrette
Bruno Marchou.


"Aujourd'hui, on en fait trop. Les mesures prises sont totalement disproportionnées",
affirme le médecin avant de lancer: "Tous les jours, nous avons 2.500 enfants qui meurent du paludisme dans le monde". Les sept enfants infectés et hospitalisés vont très bien, a assuré
Bruno Marchou, qui a participé lundi matin à une réunion d'information avec les parents d'élèves au collège de Quint-Fonsegrives. La France a décidé de maintenir son niveau de vigilance au niveau actuel (5A) en dépit du premier cas de contamination groupée dans ce collège toulousain.

 

Partager cet article

Repost 0