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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

LES DEBRIS REPERES CETTE NUIT SERAIENT CEUX du vol 447 AIR FRANCE

 

Le ministre brésilien de la Défense n'a «aucun doute» sur le fait que les débris retrouvés à 650 km au nord-est de l'archipel de Fernando de Noronha sont bien celui de l'Airbus d'Air France. Plusieurs navires font cap sur zone.

Exhumer le plus infime indice des eaux démontées au milieu de l'Atlantique, là où convergent de redoutables turbulences intertropicales : c'est le défi que doivent affronter les unités françaises, brésiliennes et américaines lancées dans un véritable contre-la-montre pour retrouver l'épave de l'Airbus A330 d'Air France sorti des écrans radar lundi matin, alors qu'il reliait Rio de Janeiro à Paris avec 228 personnes à son bord.

Mardi après-midi, quelque 35 heures après la mystérieuse disparition, un porte-parole de l'armée de l'air brésilienne a révélé qu'un Embraer R-99 de type Awac a détecté des sièges d'avion, une bouée orange et de «petits débris» métalliques de bancs sur un rayon de soixante kilomètres à 650 kilomètres au nord-est de l'archipel de Fernando de Noronha.
Des traces suspectes de kérosène auréolaient la zone, située sur la route empruntée par le vol AF447. Et non loin de l'endroit où un pilote de la compagnie brésilienne TAM aurait aperçu, la nuit de la tragédie, d'étranges lueurs orangées à la surface sur l'eau. La localisation des débris dans cette région indiquerait que l'appareil a essayé de virer à droite pour revenir vers l'archipel brésilien.


Le ministre brésilien de la Défense, Nelson Jobim, a assuré mardi n'avoir «aucun doute» que les débris retrouvés par l'aviation brésilienne dans l'Atlantique étaient ceux de l'Airbus A330 d'Air France, au cours d'une conférence de presse à Rio. Cela «confirme que l'avion est tombé dans cette zone», a-t-il ajouté.

Dans l'attente que soient formellement identifiées les pièces avec leur numéro de série, l'état-major des armées évoquait mardi soir «une piste très sérieuse». «Si l'information était confirmée, cela permettrait de mieux cerner la zone de recherches», a déclaré mardi le premier ministre, François Fillon, à l'Assemblée, où une minute de silence a été observée. Trois navires marchands, deux sous pavillon hollandais et un sous pavillon français, faisaient cap mardi soir sur le lieu présumé du crash.


Dans
son compte à rebours pour retrouver les boîtes noires, l'armée française a fait monter son dispositif en puissance. Désormais, deux avions Breguet Atlan­tique 2 basés à Dakar patrouillent sur une bande de 200 kilomètres de long sur 70 de large, autour d'un point baptisé Tazil, où l'AF447 a émis son dernier message. «Embarquant des radars, des lunettes de longue portée ainsi que du matériel infrarouge, ces chasseurs de sous-marins sont capables de repérer un périscope dans une mer démontée», explique le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées.

 

Toujours à la recherche de signaux

 

Un Falcon 50, spécialisé dans la détection des pirates et des narcotrafiquants, complète la couverture aérienne. «Mais, lundi dernier et dans une moindre mesure mardi, les médiocres conditions météorologiques ont contraint les pilotes à voler sous un plafond bas, poursuit Christophe Prazuck. À moins de 1 500 pieds d'altitude, leur fauchée d'observation a été réduite…» Dans la soirée, un avion radar Awacs de l'armée de l'air française devait à son tour atterrir à Dakar afin de partir en mission dès ce matin. Dans le même temps, la frégate Ventôse a appareillé des Antilles pour être sur site en fin de semaine, tout comme un transport de chaland de débarquement.


Les analystes estiment que les boîtes noires pourraient reposer par 4 000 mètres de fond, dans un relief marin très abrupt, surmonté par une arête (dorsale médio-atlantique) haute comme la cordillère des Andes. Le navire de recherche sous-marine Pourquoi pas ? de l'Ifremer équipé de deux robots capables de faire des recherches à une profondeur pouvant atteindre 6 000 mètres va lever l'ancre.

Jusqu'à présent, aucun mouchard électro­nique de vol n'a jamais été repêché à une telle profondeur. «Nous cherchons une aiguille dans une botte de foin», concédait mardi un officier. De leur côté, les familles endeuillées «ont toutes encore un espoir de retrouver des survivants», a déclaré Guillaume Denoix de Saint-Marc, porte-parole d'une association de victimes. Une cérémonie religieuse œcuménique est organisée aujourd'hui à 16 heures, en présence de Nicolas Sarkozy, en la cathédrale Notre-Dame de Paris.


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