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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

LES BRAQUAGES DE COMMERCE EXPLOSENT

  • D'après lefigaro.fr

    Evitant les banques de plus en plus sécurisées, les délinquants se replieraient sur les commerces, où l'on manipule encore beaucoup d'espèces.
  • L'an dernier, le nombre de vols à main armée visant le petit commerce a augmenté de 34 % par rapport à 2007. Dans la grande distribution, la progression dépasse les 40 %.

    Tenaillés par l'explosion sans précédent des braquages qui les visent, les commerçants tirent la sonnette d'alarme. Les statistiques policières portées à la connaissance du Figaro sont, il est vrai, édifiantes. L'année dernière, le nombre des vols à main armée ayant visé le petit commerce a bondi de 34 % par rapport à 2007 pour atteindre les 2 179 attaques sur l'ensemble de la France.

    Le fléau a progressé dans des proportions identiques (32,2 %) à Paris et sa grande couronne, théâtre de quelque 631 hold-up en 2008. C'est-à-dire environ deux fois plus qu'en 2003 ! De son côté, le secteur de la grande distribution est en passe de franchir un seuil historique après avoir essuyé 420 braquages l'année dernière, soit 42,40 % de plus que l'année précédente.

     

    Butins dérisoires

     

    Tous les indicateurs virent donc à l'écarlate et les professionnels, préoccupés, multiplient des enquêtes alarmantes. L'une des plus récentes, réalisée entre le 3 et le 13 mars dernier par le groupe Wincor-Nixdorf auprès de 926 cadres de la distribution, confirme de sombres tendances. Pas moins de 71 % des interrogés ont constaté une «augmenta­­tion du nombre de braquages en magasin ces douze derniers mois». Questionnés sur la fréquence des attaques ciblant leurs enseignes, 55 % d'entre eux ont eu à déplorer «plus de 20 braquages ces douze derniers mois».

    Une vague d'inquiétude aurait gagné le «personnel des caisses» selon 70 % des sondés, avant de se propager aux «personnels d'encadrement» (52 %), de la «caisse centrale» (48 %) jusqu'aux «équipes du siège» (42 %). «La criminalité a changé de cible, grimace Gérard Atlan, président du puissant Conseil du commerce de France qui fédère 600 000 entreprises. Chassés des banques plus sécurisées, les délinquants se sont repliés sur les magasins de proximité manipulant encore beaucoup d'espèces.»


    Supérettes, boutiques alimentaires, bureaux de tabac ou encore boulangeries sont chaque jour les cibles de bandes armées pour de dérisoires butins n'excédant guère les 60 ou 80 euros. «Du braquage de poche, résume Gérard Atlan. Commis avec des armes pas tout le temps réelles, au moment de l'ouverture et de la fermeture, ces hold-up durent entre trois et cinq minutes. Les forces de l'ordre, pourtant réactives, arrivent souvent en retard…».


    Face à l'augmentation des braquages, Michèle Alliot-Marie avait dévoilé en février dernier un «plan de lutte contre les vols à main armée dans les commerces de proximité». Objectif : renforcer les patrouilles policières, la vidéosurveillance, au besoin, et donner des consignes de sang-froid en cas d'agression. «Mes deux vendeuses en ont fait preuve le 30 mars dernier, quand notre bijouterie de Sceaux a été attaquée», témoigne Gérard Atlan.


    Menacé par deux motards en combinaison noire brandissant des armes de poing, le commerçant reconnaît «vivre encore parfois dans le stress lorsqu'un inconnu casqué se présente à la boutique». «La recrudescence des attaques à main armée en centre-ville avec une multitude de petits butins contribue à renforcer le sentiment d'insécurité, décrypte de son côté Philippe Solignac, vice- président de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Paris.

    Hormis les bouchers et charcutiers épargnés parce que souvent costauds et toujours équipés de couteaux, les commerçants prennent trop souvent des claques pour donner leur tiroir-caisse.» Souvent une jeune fille est envoyée comme «leurre» pour faire le repérage avant que les complices passent à l'action et prennent la fuite à scooter.

     

    Caisses inviolables

     

    Les victimes rechignent à déposer plainte ou aller désigner un ­suspect derrière une glace sans tain, en raison du faible préjudice et par crainte de représailles. La CCI estime qu'environ 1 % des 55 000 commerces dans Paris intra-muros ont déploré un vol à main armée en 2008, tandis que la Seine-Saint-Denis déplorait 527 attaques dans la même période.
    «Une des seules solutions est d'installer des caisses automatisées antibraquage, assure le responsable d'un supermarché de Loire-Atlantique. Au moment de payer, les clients alimentent eux-mêmes une machine sécurisée qui leur rend la monnaie.» Les recettes, réparties dans une vingtaine de caisses inviolables, ne sont récupérées qu'après la mise en œuvre d'une procédure informatique, longue d'une trentaine de minutes au minimum. Autant dire dix fois trop longue pour commettre un braquage. Les nouveaux braqueurs trébucheront-ils sur ces caisses intelligentes qui se généralisent ?


    Témoignage : «Ne pas résister pour éviter la tragédie»

BON DIMANCHE A TOUTES ET TOUS !!!!!!!!!!!!!

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