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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

B.OBAMA, N.SARKOZY DEUX PRESIDENTS MAIN DANS LA MAIN

Sarkozy et Obama affichent leur amitié à Strasbourg


Avant le sommet de l'Otan, les deux dirigeants ont multiplié les signes de connivence vendredi, lors leur première rencontre depuis l'élection du président américain.

Si ce n'est pas de l'amour, cela y ressemblerait presque. Pour leur premier tête-à-tête officiel, vendredi à Strasbourg, Nicolas Sarkozy et Barack Obama ont fait le service maximal, ne lésinant pas sur démonstrations d'amitiés et compliments appuyés. Avec le président américain, il y a «une parfaite identité de vue», a dit le président de la République en le recevant dans la cour du Palais des Rohan, le palais épiscopal du XVIIIe proche de la cathédrale où ont eu lieu les entretiens.


Nicolas Sarkozy a accueilli son homologue avec force tapes amicales dans le dos, comme il en a l'habitude quand il veut exprimer sa bonne humeur. Le président américain s'est prêté de bonne grâce à ces effusions, entourant lui aussi son hôte de son bras.


Tutoiement français

Après le sommet du G20, au cours duquel les deux dirigeants ont pu roder avec succès leur connivence, Nicolas Sarkozy s'est dit «heureux de travailler main dans la main» avec un homme dont il a salué «l'ouverture d'esprit et la volonté de construire un nouveau monde». Lorsqu'il reviendra le 6 juin prochain, «nous lui réserverons un accueil extraordinaire», a-t-il ajouté, confirmant la venue de son hôte sur les plages de Normandie pour l'anniversaire du Débarquement. «Je voudrais dire à tous les Français comme on est fier d'avoir le président des États-Unis sur notre sol», a aussi déclaré le chef de l'État en donnant du «tu» à son ami «Barack».


Celui-ci n'a pas été en reste. Il s'est déclaré «emballé» par l'«extraordinaire hospitalité» du président français, dont il a vanté l'«énergie» et qu'il a qualifié de «si courageux sur tellement de fronts qu'il est difficile de les énumérer tous...». Ajoutant : «Je souhaite remercier la France pour son leadership extraordinaire en Afghanistan


Les Strasbourgeois, eux, voulaient «Carla» et ils ont eu Carla. Ils voulaient «Michelle» et ils ont eu Michelle. Avant la réunion de travail, le président français et son épouse ont accueilli le couple présidentiel américain à leur descente de voiture devant le Palais des Rohan. Les premières dames, la Française, tenue de daim clair, l'Américaine, ensemble imprimé noir et rose, se sont embrassées. Sous les acclamations, leurs maris ont serré des mains dans la petite foule autorisée à pénétrer dans le quartier historique, sous haute surveillance policière.


À Londres, un ange est passé entre les deux hommes. Barack Obama a sans doute été un peu surpris par la mini «embuscade» diplomatique que lui avaient réservé au G20 Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, faisant barrage à ses appels à la relance budgétaire au moment où il faisait son entrée sur la scène du monde. Il n'en a rien montré, ou presque. Ce n'est pas son genre. Il a préféré insister, non sans élégance, sur les «convergences» et se poser en rassembleur consensuel face au profil de négociateur pugnace adopté au contraire par le président français.

En coulisses, les diplomates français font valoir que la stratégie de la tension jouée par Nicolas Sarkozy a été payante. Le chef de l'État a finalement reçu l'appui du chef de la Maison-Blanche, notamment face à la Chine sur la liste des paradis fiscaux. «Il a aidé à trouver le consensus et ne s'est pas seulement focalisé sur la relance», s'est aussi félicité Nicolas Sarkozy.


Contraste des styles

Dès lors, il fallait afficher à Strasbourg une concorde sans faille. Succès sur toute la ligne. Certes, entre les deux présidents, le contraste des styles est saisissant. Le Français est un attaquant, expansif, toujours prêt à se lancer dans la mêlée. L'Américain, au contraire, est un calme plein de sobriété qui semble rester imperturbable et poser sur les événements un regard distancié.


«Je fais confiance à Barack Obama, il sait qu'il a besoin d'alliés forts, d'une Europe forte», a dit Nicolas Sarkozy. «Je fais écho à ce que dit le président français», a rebondi Obama. «Nous ne cherchons pas à être le patron de l'Europe, nous cherchons à être des partenaires. Nous voulons des alliés forts. Nous voudrions voir l'Europe avoir des capacités militaires renforcées», a-t-il assuré.

Dans l'entourage du président américain, on indiquait que son message à son interlocuteur français visait à souligner qu'un partenariat fort exige une responsabilité partagée, notamment sur le dossier de l'Afghanistan. «Nous soutenons complètement la stratégie américaine dans ce pays», a déclaré Nicolas Sarkozy en excluant toutefois de nouveaux renforts français.


Même convergence sur la question de Guantanamo. Nicolas Sarkozy s'est dit «heureux» vendredi de la décision américaine de fermer cette prison d'ici à janvier 2010. «C'est logique et cohérent» d'accueillir un détenu de Guantanamo, comme le souhaite Washington, a enchaîné le président français.


Dans l'après-midi, le président américain a été reçu avec égards à Baden-Baden par Angela Merkel. Après les effusions de Strasbourg, la concurrence s'annonce rude pour décrocher le titre de «meilleur ami» européen de Barack Obama.


EN IMAGES - Rencontre amicale entre couples présidentiels



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