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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

DES DEPUTES UMP PROPOSENT DE LEGALISER L'EUTHANASIE

avec courage, ils l'ont fait, MERCI A EUX !

(d'après lefigaro.fr)

Crédits photo : AFP

EXCLUSIF - Mécontents des conclusions du récent rapport Léonetti, des parlementaires de la majorité souhaitent que l'euthanasie soit autorisée et encadrée par la loi.

«Mettre un terme à l'hypocrisie qui existe en France et permettre à ce qui a lieu dans l'ombre d'être réglementé et contrôlé.» C'est ce que souhaite une dizaine de députés UMP en déposant une proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie, et qu'a pu se procurer mercredi lefigaro.fr.


Pour ces parlementaires de la majorité, le rapport Léonetti demandé par Nicolas Sarkozy suite au suicide de Chantal Sébire et publié en novembre dernier ne va pas assez loin. Ses conclusions préconisaient notamment un meilleur recours à la sédation terminale, c'est-à-dire à l'administration de sédatif pour endormir le patient, ainsi que le développement des soins palliatifs.

«Le problème des soins palliatifs est qu'ils peuvent durer des semaines voire des mois, soit autant de temps de souffrance pour le malade», explique le premier signataire de la proposition de la loi, le député André Wojciechowski, contacté par lefigaro.fr. Et les cosignataires de souligner que «d'autres pays, proches de nous, ont ouvert la voie» à l'euthanasie, citant les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, le Danemark ou encore la Grande-Bretagne.


«On ne peut pas indéfiniment fermer les yeux face à une tendance qui se propage si rapidement, répètent les cosignataires. Les mœurs évoluent et aujourd'hui, l'euthanasie (...) représente la seule issue possible des malades incurables qui souhaitent cette solution.» Le député André Wojciechowski espère donc relancer au Parlement le débat sur l'euthanasie. «Pourquoi celui qui souffre, celui qui a mal, et qui ne veut plus être un légume, ne peut-il pas demander à un médecin le droit de mourir dignement ?», s'interroge-t-il.


En pratique, les députés proposent donc que chaque demande d'euthanasie soit soumise à un conseil pluridisciplinaire, composé de praticiens concernés (oncologues, psychiatres, médecin traitant), des proches éventuellement (une à deux personnes dans le premier cercle familial) et du patient. Si la demande est refusée, le patient est orienté vers des soins palliatifs. Si elle est acceptée, «l'euthanasie est réalisée sans poursuites pour les personnes concernées par l'exécution de la décision», autrement dit pour le personnel médical.


Neuf Français sur dix favorables à l'euthanasie

Une proposition saluée par l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD). «Ça me semble aller dans le bons sens, et cela montre que la question dépasse de plus en plus le clivage droite-gauche», se réjouit le président de l'ADMD Jean-Luc Romero, contacté par lefigaro.fr.


En mars 2008, un sondage Ifop pour Paris-Match révélait que 91% des Français se disaient «favorables à la possibilité pour les personnes atteintes de maladies incurables de demander l'euthanasie». Lors de la dernière campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s'était prononcé en faveur des soins palliatifs, mais était allé fermement à l'encontre de l'euthanasie (vidéo ci-dessous). «Nous n'avons pas le droit d'interrompre volontairement la vie», affirmait-il.


En novembre dernier, le sénateur (UMP) Alain Fouché avait déposé une proposition de loi similaire, afin d'autoriser l'euthanise active. Une proposition que la commission des affaires sociales du Sénat avait préféré laisser de côté, et ne pas inscrire à l'ordre du jour.


Souhaitons que la voix de ces parlementaires UMP qui nous représentent, soit entendue et qu'enfin, dans notre pays, on puisse avoir le choix d'arrêter de vivre lorsqu'on n'en peut plus de la souffrance physique et morale, lorsque mourir dans la dignité est possible.


» La proposition de loi en intégralité (en PDF)



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