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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

CHANTER ET DECHANTER par Guy Millière

L'ERE OBAMA AUX USA

Cet article provient du blog de DRZZ mais pas les images l'illustrant. D'autres articles à lire pour être correctement informé sur :

http://www.drzz.info/


Nous sommes encore au temps de l'euphorie. Le désenchantement viendra, plus tard. Combien de temps lui faudra-t-il pour s'installer ? Disons six mois, un an tout au plus. Les signes annonciateurs sont déjà là et ressemblent à des semailles. Non pas celles qui sont fertiles, mais, plutôt, les semailles du vent dont les seules récoltes à attendre sont les tempêtes.

À peine Barack Obama est-il arrivé à la Maison Blanche qu'il a signé des directives par dizaines
, procédé à des nominations très significatives, fait des annonces lourdes de sens, et commencé à se donner les moyens de les concrétiser.

Sur un plan intérieur, le modèle est européen, plutôt social-démocrate. En matière de mœurs, l'urgence a semblé être l'avortement que les États-Unis vont recommencer à financer, voire à subventionner. On promet aussi des mesures concernant le mariage homosexuel.


Économiquement, il y aura des « baisses d'impôts » : en direction de ceux qui ne paient déjà pas du tout d'impôts et qui recevront donc de l'argent du gouvernement. À tel point que d'ici peu, plus de la moitié des Américains ne paieront pas d'impôts, mais recevront de l'argent. Quand, dans une société, une moitié de la population ne paie pas d'impôts et peut voter pour que l'autre moitié en paie davantage, on est dans un système dont les blocages ont fait leurs preuves ailleurs sur la planète.


Il y a aussi au programme des dépenses publiques par tombereaux entiers, des déficits par centaines de milliards qui vont faire grimper la dette de façon vertigineuse, asphyxier lentement les potentialités d'investissements privés et permettre, par des investissements publics, des glissements progressifs vers une économie mixte.

Il y a des naturalisations d'immigrants aujourd'hui clandestins
qui pourront acquérir le droit de vote et savoir pour qui voter. Il y a la suppression probable du vote secret en matière syndicale, l'instauration d'une organisation de l'assurance-maladie reposant sur des principes très sociaux de répartition qui pourraient rendre le système de santé américain aussi médiocre que les systèmes français ou anglais.


La liberté de parole et le pluralisme pourraient eux-mêmes faire l'objet d'attaques en règle. La « lutte contre le réchauffement global » va servir de prétexte à des mesures planistes désastreuses pour toute croissance future, mais très bonnes pour démultiplier les emplois publics, ou subventionnés, dans des secteurs dits « verts ».


Sur le plan extérieur, le modèle est plus européen encore et marqué par une naïveté débile et légèrement cynique qui rappelle davantage le Jimmy Carter de 1976 que le Bill Clinton de 1992. Le mot terrorisme a quasiment disparu du vocabulaire présidentiel. Les États-Unis seront très polis avec les criminels, même si ceux-ci ont envisagé de faire sauter des trains et des avions. Ceux qui sont incarcérés à Guantanamo auront, pour nombre d'entre eux, une seconde chance.


Les déclarations négationnistes et génocidaires des dirigeants de Téhéran seront oubliées et on ira vers eux la main tendue. Pour leur montrer qu'on est prêt à être gentils avec eux, on leur fera des concessions très vraisemblablement : l'Irak ? Bien sûr, voyons. Le Liban ? C'est comme si c'était fait. L'Afghanistan ? Cela viendra.


On murmure à Washington qu'Israël se verrait proposer le plan de paix saoudien, celui qui promet le retour aux frontières de 1949, la moitié de Jérusalem et le retour des « réfugiés ». L'Iran pourrait considérer le plan saoudien comme une étape intéressante. La Chine et la Russie seront très heureuses, en attendant mieux. Les Israéliens le seront infiniment moins, on s'en doute. Les élites européennes et les bobos seront ravis.


Jusqu'au moment où les uns et les autres s'apercevront qu'essayer de détraquer l'économie américaine est amusant un instant, mais douloureux à la longue. Jusqu'au moment où des islamistes rappelleront que le djihad n'est pas seulement un mot, mais peut tuer au Proche-Orient, comme les sols européen ou américain.

« Plus dure sera la chute » : c'était le titre d'un film sur un boxeur, son ascension rapide, et sa fin lugubre. Cela pourrait être, dans quelques décennies, le titre d'un film sur un homme politique, son ascension rapide, et puis...



QUI VIVRA VERRA ..............

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