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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

LE PRESIDENT SARKOZY : REPONSES A LA CRISE

Nicolas Sarkozy veut sauver les classes moyennes en péril

Devant 15 millions de téléspectateurs, le président français annonce la mort de la taxe professionnelle et le partage des profits au sein des entreprises.


«Bonsoir»... C'est avec une petite voix, presque timide, que le président Nicolas Sarkozy commence son intervention d'hier soir devant quelque 15 millions de téléspectateurs et auditeurs. Nous l'aurait-on changé? Non. Le naturel pugnace reprend son galop. Toutefois, on remarque d'emblée un changement de ton. Le président français ne joue plus «perso» et veut travailler en équipe avec les partenaires sociaux (syndicats patronaux et salariés). Principal objectif: aider les classes moyennes inférieures, qui subissent la crise de plein fouet.


Nicolas Sarkozy annonce qu'il réunira mercredi 18 février à l'Elysée les représentants du patronat et ceux des syndicats de travailleurs. De quoi parlera-t-on?

«Je veux mettre sur la table tous les grands sujets sociaux. Notamment le partage du profit à l'intérieur des entreprises. Entre l'attente légitime, certes, des actionnaires à recevoir une rémunération de leurs risques et les demandes des salariés qui créent les richesses, eh bien le compte n'y est pas! Il va falloir changer cela. Comment? Il faut qu'on en discute tous ensemble avec les partenaires sociaux afin que les fruits du travail soient mieux répartis. Soit les partenaires sociaux s'entendent à ce propos, soit l'Etat prendra ses responsabilités.»


Nicolas Sarkozy évoque quelques pistes pour aider les classes moyennes inférieures à améliorer leur situation: baisses d'impôts, augmentations des allocations familiales. Et ce fameux partage du profit à l'intérieur de l'entreprise que le président défend avec des accents sociaux-démocrates.


Autre mesure annoncée hier soir et non des moindres: la suppression de la taxe professionnelle en 2010. Cela entraînerait un manque à gagner pour l'Etat de 8 milliards d'euros. Cet impôt a cet effet pervers: plus une entreprise emploie de salariés, plus sa taxe professionnelle est élevée! Et oui, c'est une aberration française.


Paradis fiscaux


Nicolas Sarkozy a fulminé contre les paradis fiscaux: «A ce propos, nous devons revoir nos relations avec Andorre et poser des questions à Monaco et à nos voisins luxembourgeois.» Et la Suisse? Son nom n'est pas prononcé. Toutefois, Nicolas Sarkozy déclare: «Avec Angela Merkel, nous allons exiger la moralisation des paradis fiscaux au Sommet de Londres du G20 le 2 avril. Si on ne prend pas des décisions structurelles de cette nature, avec la gravité de la crise, les gens se révolteront et ils auront raison.»


Outre la sauvegarde de l'emploi et la hausse du pouvoir d'achat, les grévistes-manifestants du 29 janvier exprimaient aussi un malaise plus diffus. Entre autres, l'aide aux banques, alors qu'il y a eu distributions de dividendes à leurs actionnaires, passe mal dans une grande partie de l'opinion.

Réplique du président: «Nous avons prêté 25 milliards d'euros aux banques. Mais cela n'a pas coûté un seul centime aux Français. Mieux, cet argent prêté va rapporter cette année à l'Etat 1,4 milliard d'intérêts qui seront entièrement reversés pour financer les mesures sociales destinées à aider ceux qui en ont besoin.»


Nicolas Sarkozy a-t-il réussi son exercice pédagogique? Pour ma part je pense que oui, car il a été clair et précis. Mais pour l'opposition, rien ne trouve grâce à leurs yeux. Tout est prétexte à démolition sans égard pour la France et les Français.

(d'après TDG)


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