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Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur

Coups de gueule et coups de coeur sur des sujets variés, politique (j'adore!), actualité, automobile, billets d'humour, gastronomie, santé, enfants, protection animale, sport y tutti cuanti : no limit ! je vous attends.

MERCI POUR CE MOMENT : MON AVIS SUR LE LIVRE QUE JE VIENS DE TERMINER

MERCI POUR CE MOMENT : MON AVIS SUR LE LIVRE QUE JE VIENS DE TERMINER

J’ai acheté le livre de Valérie Trierweiler sur Amazon, par principe, face à la démarche ridicule des libraires qui ont souhaité ne pas le vendre en conseillant à leurs clients de lire quelques classiques !

Donc, bien que n’étant pas une spécialiste de la critique littéraire, je vais vous donner mon opinion, mon ressenti, objectifs à la lecture de «Merci pour ce moment ».

Ceux qui me connaissent bien savent que je ne suis pas une fan de Valérie Trierweiler, mais la 1ère raison qui a motivé cette lecture que j’espérais instructive (je n’ai pas été déçue), était sa réponse à la goujaterie dont elle a été la victime de la part d’un Président de la République (dire Président en parlant du Présiflan m’étouffe presque !).

J’ai aimé la façon dont a été construit le récit. Narration de l’instant présent, flash-backs, explications très claires. Ce livre est écrit en bon français, il raconte avec des mots simples une histoire banale mais extraordinaire du fait de ses protagonistes qui sont des personnages publics dont l’un en exercice de la plus haute fonction de l’Etat.

Ensuite, j’ai tout fait pour rester détachée, impartiale, donc crédible, car il est évident que je n’ai jamais aimé cette femme et encore moins cet homme qui me dégoûte. Il fallait que je lise de façon détachée pour avoir un avis éclairé.

Trierweiler nous fait entrer dans sa vie d’avant, sa vie pendant, sa vie d’après Hollande. Elle raconte la façon dont il a louvoyé avant d’admettre sa liaison avec Gayet, le mépris et la froideur avec lesquels il s’adresse à elle, Valérie, qui partage sa vie depuis + de 8ans, sans aucune considération, aucun affect. Il devient sidérant d’indifférence.

Au fil des pages, elle explique l’amour fou qu’elle a éprouvé pour cet homme qu’elle qualifie d’extrêmement intelligent et beau parleur, à cause de qui elle a quitté son mari, et au début, quelque temps ses enfants.

Un homme très seul parce qu’au plus bas dans les sondages et mal aimé, qui aurait souffert pendant des années de la rivalité permanente avec son ex-compagne Royal, et qui, méthodiquement, a attendu sa revanche sans aucun état d’âme. Elle dit maintenant se rendre compte de la souffrance de Royal alors qu’elle l’avait complètement exclue et n’y pensait jamais.

On se rend compte aussi que ce type qui nous sert de Président est un calculateur : il ne fait jamais rien sans évaluer ce qu’il peut en retirer. Il parle, il ment et trouve cela normal, la fin justifiant les moyens. Des exemples sont cités, et alors on comprend mieux comment il a pu berner son monde.

Depuis qu’il a gagné les primaires jusqu’à son élection et ensuite son exercice du pouvoir, il est devenu pire que tout, même son staff ne peut lui faire confiance et risque des engueulades mémorables. Il faut qu’il trouve un ou une responsable de sa descente aux enfers dans les sondages car bien sûr, ce n’est pas lui le responsable ! Donc, sa compagne a souvent été malmenée à cause de la rancœur qu’il éprouvait au fur et à mesure que les Français s’éloignaient de lui, et cela de plus en plus au fil du temps.

La Presse a cité les bonnes feuilles que pour ma part, je n’ai pas trouvé essentielles même si certains mots ou certaines phrases bien réelles sont mis en exergue (exemple : les sans-dents et 2 ou 3 autres citations)

Ce que je retiens de cette lecture, c’est un récit qui est globalement tout en retenue, en mots choisis, pour rester dans la vérité. Valérie Trierweiler dit : " Tout ce que j’écris dans ce livre est vrai. Journaliste, je me sentais à l’Elysée parfois comme en reportage. Et j’ai trop souffert du mensonge pour en commettre à mon tour." On peut mesurer la force de son histoire d’amour même si parfois on a du mal à la comprendre (c’est mon cas), on rentre aussi dans les coulisses du pouvoir et c’est pas jojo (pour employer une expression du Flan au sujet de la famille de Trierweiler trop modeste à son goût). On hallucine quand elle raconte le mariage prévu à Tulle puis annulé. On hallucine aussi quand elle raconte les SMS qu’il lui envoie (jusqu’à la parution de ce livre, elle a tout gardé) lui proposant mariage, lui déclamant déclarations d’amour fou et demandes de reprendre la vie commune alors qu’il n’a pas cessé sa relation avec la Gayet.

En fait, elle nous laisse juges de ce récit, libres d’en penser ce qu’on veut, c’est sa réponse à l’humiliation subie face au monde entier, mais c’est aussi, on le sent tout long du livre, le poids d’une énorme déception, non feinte qui a bouleversé la vie de cette femme à jamais. On sent que rien ne sera plus jamais pareil. Elle le dit elle-même : » merci pour ce moment, merci pour cet amour fou dans lequel tu m’as précipitée. Tu m’as beaucoup appris sur toi, sur les autres et sur moi-même. Je peux désormais être, aller et agir, sans craindre le regard d’autrui, sans quémander le tien. J’ai envie de vivre, d’écrire d’autres pages de cet étrange livre, de ce singulier voyage qu’est une vie de femme. Ce sera sans toi. Je n’ai jamais été épousée ni protégée, puis-je simplement avoir été aimée autant que j’ai aimé. »

De façon générale, en temps que femme, j’ai aimé ce livre, ce qui ne veut pas dire que j’en aime les personnages, mais juste la forme et quelquefois le fond.

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